1 septembre 2014

L’ultime Barton



Ralph Barton, The New Yorker, 4 avril 1931



Voici les huit dernières pages publiées par Ralph Barton avant sa mort à quarante ans, le 20 mai 1931, que son biographe Bruce Kellner décrit ainsi :
« On May 20, at about one oclock in the morning, he went into the bedroom, stretched out on the bed, and smoked a cigarette. Then he lit another cigarette. Then he opened Gray’s Anatomy to a drawing of the human heart. Then he thought better of it and shot himself in the head.»


Ralph Barton, The New Yorker, 11 avril 1931

Ralph Barton, The New Yorker, 18 avril 1931

Ralph Barton, The New Yorker, 25 avril 1931

Ralph Barton, The New Yorker, 2 mai 1931

Ralph Barton, The New Yorker, 9 mai 1931

Ralph Barton, The New Yorker, 16 mai 1931

Ralph Barton, The New Yorker, 23 mai 1931



Sans vouloir interpréter abusivement cette série, notons qu’une profonde mélancolie y est particulièrement visible.
Rappelons ce qu’écrivait Chaplin dans ses mémoires :
« Je comptais maintenant me rendre à Londres pour y présenter “Les Lumières de la ville”. Pendant que j’étais à New York, je vis beaucoup mon ami Ralph Barton, un des rédacteurs du New Yorker, qui venait d’illustrer une nouvelle édition des “Contes drolatiques” de Balzac. Ralph n’avait que trente-sept ans, c’était un garçon excentrique et très raffiné, qui s’était déjà marié cinq fois. Il était déprimé depuis quelque temps et avait tenté de se suicider en avalant une forte dose de je ne sais quel médicament. Nous embarquâmes donc tous les deux sur l’Olympic, le bateau à bord duquel j’étais revenu pour la seconde fois en Amérique. »

28 août 2014

People (1926)



Ralph Barton, The New Yorker, 2 janvier 1926


La collaboration de Ralph Barton au New Yorker fut moins dense en 1926 que lors de son année inaugurale. Mais les lecteurs du magazine étaient conviés à le retrouver dans Harper’s Bazar pour la suite des aventures de Lorelei et Dorothy, les héroïnes d’Anita Loos, dans Why not Brunettes ? (retitré But Gentlemen Marry Brunettes pour l’édition en volume).
http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/2013/04/au-tour-des-brunettes-1.html
http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/2013/04/au-tour-des-brunettes-2.html
Tout en poursuivant sa collaboration (hormis en 1929), vivant quelques années à Paris pendant son bref mariage avec Germaine Tailleferre, il ne reprendra Graphic Section qu’en 1931 pour huit numéros, avant qu’il ne se suicide.


Ralph Barton, The New Yorker, 9 janvier 1926

Ralph Barton, The New Yorker, 16 janvier 1926

Ralph Barton, The New Yorker, 23 janvier 1926

Ralph Barton, The New Yorker, 13 février 1926

Ralph Barton, The New Yorker, 20 février 1926

Ralph Barton, The New Yorker, 27 février 1926

Ralph Barton, The New Yorker, 6 mars 1926

Ralph Barton, The New Yorker, 20 mars1926



n°402

26 août 2014

People



Ralph Barton, The New Yorker, 1er août 1925



1925 voit la fondation du New Yorker par des transfuges de Life et de Judge, dont Ralph Barton qui, s’il n’est pas le plus en vedette puisqu’il ne fera qu’une seule couverture pour le Noël 1930, est un des collaborateurs les plus en vue dès son premier numéro le 21 février, particulièrement avec sa rubrique “people” sur une pleine page, que ce soit sous le titre de The Graphic Section, The Inquiring Reporter ou Heroes of the Week, alors qu’à la même époque, il illustre pour le Harper’s Bazar le roman d’Anita Loos Gentlemen Prefer Blondes, son plus grand succès.




Ralph Barton, The New Yorker, 8 août 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 15 août 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 22 août 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 29 août 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 5 septembre 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 12 septembre 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 19 septembre 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 26 septembre 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 3 octobre 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 10 octobre 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 17 octobre 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 23 octobre 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 30 octobre 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 7 novembre 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 14 novembre 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 21 novembre 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 28 novembre 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 5 décembre 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 12 décembre 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 19 décembre 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 26 décembre 1925



n°401

23 août 2014

400e



Ralph Barton, Gentlemen Prefer Blondes, crêpe de Chine, 1927
http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/2013/04/les-hommes-preferent-les-blondes.html



n°400, avec un florilège de Ralph Barton glané çà et là.



Ralph Barton, Judge (?), Life  (?), ca 1920/22

Ralph Barton, Doris Keene and Leon Errol, 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 12 décembre 1925
Disturbing Effect of the Spirit of Christmas on the Old Lady in Dubuque,
as Reverend in a Christmas Card Received by The New Yorker From Tha Worthy Dame.

Ralph Barton, Dorothy Parker

 Ralph Barton, (probablement) Henry Ford, The New Yorker, 3 mars 1928

Ralph Barton (autoportrait au dernier rang à droite), détail, ca 1928/30






n°400

21 août 2014

Americana






Fondé à New York par Alexander King flanqué de George Grosz quand il fut invité à enseigner à l’Art Students League (émigration qui se mua en exil), Americana compta dix-sept numéros entre 1932 et 1933 ; écrivains comme e. e. cummings et dessinateurs comme Al Hirschfeld et William Steig s’y côtoyèrent.
Dans ces années-là, Alexander King, né à Vienne en 1900 sous le nom de König, illustra Smolett, Defoe, Swift, Dickens, Dostoievski, Rabelais, Villon et Flaubert avant de devenir éditeur associé de Vanity Fair puis de Life. Il meurt en 1965.
http://rs5.loc.gov/service/mss/eadxmlmss/eadpdfmss/2004/ms004018.pdf



Alexander King, Americana, 1932






William Steig, Americana, 1932








n°399