22 avril 2015

Politique au goût bulgare



À la mode de Moscou
(“Société bancaire” est rayé au profit de “Société charitable”)




Raiko Alexiev, né le 7 mars 1893 à Pazardjik en Bulgarie, étudie la littérature à l’université de Sofia et la peinture à l’Académie des beaux-arts, collabore au Tambour, au Masque, à Zora, fonde l’hebdomadaire Le Grillon en 1932. Il présida également l’Union des artistes. Ses caricatures n’épargnaient aucune dictature, et son hostilité à Staline lui valut d’être arrêté et torturé, accusé d’intelligence avec l’ennemi quand la Bulgarie devint un satellite de l’URSS suite au coup d’État du 9 septembre 1944, après qu’il eut refusé de s’exiler malgré l’insistance de sa famille. Il mourut des suites de ses blessures le 18 novembre 1944. 
Raiko Alexiev fut entièrement réhabilité après 1989.



À la plage des moissons

Saint Georges et le dragon

Voilà la révolution (en russe et non en bulgare) 
Staline, à Trotski, Kamenev, Zinoviev et Boukharine :
 — Ne soyez pas pressés, il y a de la place pour tout le monde.

Mars
Nicolas Mushanov (ministre bulgare des affaires étrangères de 1931 à 1932)
face à Constantin Muraviev, Dimitar Gichev et Staline prêts à déchirer la fourrure de la démocratie.  

Perquisition

Différents axes 
“ Comme ils ont croisé les axes de la charrette européenne,
immobile, elle va grincer ou elle va tomber au fond du gouffre. ”

Dimitrovden (Saint Dimitar)
Staline : — C’est pénible de servir de riches maîtres. Ils te font même sortir les marrons du feu.



Raiko Alexiev



« Beaucoup dautres artistes caricaturistes ont eu un destin semblable à cette époque. 
Grâce au dessinateur Aleksander Bojinov, naissent les personnages les plus célèbres de la bande dessinée bulgare, Petar le malin et Pijo et Pendo, qui font partie du folklore bulgare et sont toujours très appréciés et aimés des lecteurs. Malgré cela, il fut une victime de la violente répression du régime. Jugé par le tribunal public communiste, Bojinov est emprisonné dans un camp de concentration avec les célèbres dessinateurs de la bande dessinée bulgare, considérés comme “ennemis du peuple”, Raiko Alexiev, Boris Denev, Sirak Skitnik, Nikola Tanev (apprenti de Claude Monet) et Konstantin Shtarkelov. »




Merci à Svetlana pour cette découverte et pour les traductions.



n°454



18 avril 2015

Wynn Holcomb au Met (et autres soirées)



Wynn, Shadowland, février 1920


Wynn Holcomb(e) ne laisse que peu de traces, quasiment toutes dans Shadowland. Avant ses reportages émerveillés en Europe  http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/2015/04/de-new-york-berlin-et-rome.html (y revenait-il après qu’il y eut combattu ?) le jeune artiste fréquentait assidûment théâtres et opéras à New York, côtoyant ses pairs avec une certaine jubilation. Sa maigre biographie nous apprend seulement qu’il était le fils de Willard Anselm Holcombe et de Florence M. Wynn et qu’il se maria avec Jeanne McComb.



Wynn, Shadowland, septembre 1919

Wynn, Shadowland, septembre 1919

Wynn, Shadowland, décembre1919

Wynn, Shadowland, novembre 1919

Wynn, Shadowland, octobre 1922

Wynn, Shadowland, septembre 1922

Wynn, Shadowland, octobre1919

Wynn, Betty Compson

Wynn



n°453

16 avril 2015

Une ombre sur New York (suite)



Shadowland, septembre 1923





Shadowland faisait la part belle à la caricature, à la fois en y consacrant des chroniques à l’instar de celles sur tout autre art, et pour illustrer le magazine en faisant appel à des dessinateurs, en premier lieu Wynn http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/2015/04/de-new-york-berlin-et-rome.html. 



Shadowland, avril 1923

Shadowland, octobre 1922

Robert James Malone, Shadowland, décembre 1922 

Robert James Malone, Shadowland, mars 1923

Eldon Kelley, Shadowland, juillet 1923

Eldon Kelley, Shadowland, avril 1923

Eldon Kelly (sic), Shadowland, janvier 1923

Eldon Kelley, Shadowland, mars 1923

William Gropper, Shadowland, août 1923
http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/search/label/William%20Gropper

Bill Breck, Shadowland, février 1923

Bill Breck, Shadowland, mars 1923

Ralph Barton, Shadowland, septembre 1923




http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/2015/04/une-ombre-sur-new-york.html


n°452



12 avril 2015

Une ombre sur New York



A. M. Hopfmuller, août 1923



Shadowland fut fondé en 1919 à New York par Eugene Valentine Brewsters (1871-1939) pour rendre compte en premier lieu de l’actualité du cinéma comme l’atteste la liste de ceux qui en saluèrent la naissance, de Charlie Chaplin à Samuel Goldwin, Mary Pickford, Mack Sennett ou Maurice Tourneur. Il fut un pionnier en éditant Motion Picture Story Magazine entre 1911 et 1914, consacré au cinéma comme quelques années plus tard Motion Picture Classic (1920-1922) et dirigea aussi un film en 1921, Love’s Redemption, après avoir été le scénariste de The Two Edged Sword en 1916. Notons le côté éphémère de ses diverses entreprises puisque Shadowland ne dépassa pas le cap de 1923.




Motion Picture Classic, décembre 1920

Shadowland n°1, septembre 1919


Eugene V. Brewsters confia très tôt la direction de la revue à Eleanor V. V. Brewsters avant que F. M. Osborne, assisté de Jerome Hart, lui succède pour en élargir le registre correspondant à son slogan Expressing the Arts, avec une curiosité pour toutes les formes d’art dans leur dimension contemporaine, voire d’avant garde.
Pour s’en convaincre, Shadowland consacra un article à Ulysse de Joyce dès sa sortie en 1922, un autre sur les comics et marquait aussi son grand intérêt pour le théâtre de marionnettes ou la caricature. 
Les couvertures étaient toujours signées Adolf. M. Hopfmuller, né en 1875 en Allemagne, émigrant en 1899 et naturalisé en 1906.



Shadowland, septembre 1922

Wynn, Shadowland, août 1923

Shadowland, janvier 1923

Charles Sheeler (1883-1965), Shadowland, mars 1923




à suivre… 

Wynn : http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/2015/04/de-new-york-berlin-et-rome.html


n°451


9 avril 2015

De New York à Berlin, Rome et Venise



Wynn, Shadowland, octobre 1922



Willard Wynn Holcombe, né le 13 décembre 1898 à Washington, collabore à la revue d’arts new-yorkaise Shadowland qui le présente comme ayant dessiné son premier cartoon à 7 ans en illustrant la page enfantine du Washington Post, puis comme voyageur en Europe entre 1922 et 1923, séjournant à Rome cet hiver-là pour « y étudier, peindre et occasionnellement expédier par-delà les mers ses inimitables cartoons ». 
Nul doute que son passage à Berlin lui aura fait découvrir le Simplicissimus.
Il meurt à New York le 31 décembre 1955. 



Wynn, Shadowland, novembre 1922

Wynn, Shadowland, janvier 1923

Wynn, Shadowland, février 1923

Wynn, Shadowland, avril 1923

Wynn, Shadowland, mai 1923

Wynn, Shadowland, juin 1923

Wynn, Shadowland, août 1923



Wynn Holcombe, à ses débuts


n°450