27 juin 2014

J.Carlos en couverture



J. Carlos, Para Todos, 193?


Dans les années vingt et trente, J. Carlos (1884-1950) était le dessinateur brésilien le plus en vue, particulièrement par ses couvertures pour Para Todos http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/search/label/J.%20Carlos, dans Fon Fon et ensuite dans Careta, toujours en harmonie avec son époque.  

Et pour voir beaucoup plus de ces merveilles brésiliennes (grâce à Diane Wanek) : https://www.facebook.com/diane.wanek/media_set?set=a.10151880588143005.1073741827.570938004&type=3



J. Carlos, Fon Fon, 1934

J. Carlos, Careta, 1937

J. Carlos, Careta, 1939

J. Carlos, Careta, 1939

J. Carlos, Careta, 1940




En 1938, le Brésil et la Tchécoslovaquie durent jouer deux matchs pour se départager lors des quarts de finale de la coupe du monde, à Bordeaux.
Après un nul 1 à 1, le Brésil l’emporta par 2 buts à 1 le surlendemain, le 14 juin, avant d’être défaits pas l’Italie à Marseille.



J. Carlos,  Careta, juin 1938


n°389

24 juin 2014

Seleção do Brasil



Théo, O Malho, 1933


Théo, né Djalma Pires Ferreira à Bahia en 1901, collabora aux principales revues illustrées brésiliennes CaretaO Malho et Fon Fon. 
Il meurt en 1980. 
http://memoria.oglobo.globo.com/humor/theacuteo-9042277
http://www.ibahia.com/a/blogs/memoriasdabahia/2012/08/24/a-superioridade-das-racas-na-charge-de-um-caricaturista-baiano/

Cette sélection brésilienne doit beaucoup à Daniel Bueno et Norman Schmidt.


Théo, O Malho, 1933

Théo, O Malho, 1933

Théo, O Malho, 1933

Theo, AtaturkO Mahlo, 1933

Théo, O Malho, 1933

Théo, O Malho, 1933

Théo, O Malho, 1933

Théo, O Malho, 1933

Théo, O Malho, 1933

Théo, O Malho, 1933

Théo, O Malho, 1933

Théo, O Malho, 1934


n°388

16 juin 2014

Portugal-Allemagne



Emmérico Nunes, ABC


Emmérico Hartwich Nunes est né à Lisbonne en 1888 d’une mère allemande et d’un père portugais, notons parmi ses collaborations celles avec la revue portugaise ABC et avec le Meggendorfer-Blätter (qui fusionna en 1929 avec le Fliegende Blätter). 



Emmérico Nunes, Meggendorfer-Blätter, 1925

Emmérico Nunes, 1912

Emmérico Nunes

Emmérico Nunes, Meggendorfer-Blätter, 1922

Emmérico Nunes, La Tour de Babel, Meggendorfer-Blätter, ca 1914-1918

Emmérico Nunes, Fantoches



http://www.gulbenkian.pt/inst/en/Calendar/Exhibitions/Exhibition?a=4179
http://hemerotecadigital.cm-lisboa.pt/RecursosInformativos/Biografias/Textos/EmmericoNunes.pdf
http://www.sines.pt/PT/concelho/personalidades/emmerico/Paginas/default.aspx



n°387

13 juin 2014

8 juin 2014

Trier 1918



Walter Trier, Lustige Blätter, 1918

Walter Trier, Lustige Blätter, 1918

Walter Trier, Lustige Blätter, 1918

Walter Trier, Lustige Blätter, 1918

Walter Trier, Lustige Blätter, 1918

Walter Trier, Lustige Blätter, 1918




n°385

6 juin 2014

Trier 1916



Walter Trier, Lustige Blätter, 1916


Le Pragois Walter Trier (1890-1951) débuta dans le Lustige Blätter en 1915 après avoir fait ses tout premiers pas dans le Simplicissimus dès 1909.
Nous l’avons croisé maintes fois dans cette trentaine colonne :
http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/search/label/Walter%20Trier



Walter Trier, Lustige Blätter, 1916

Walter Trier, Lustige Blätter, 1916

Walter Trier, Lustige Blätter, 1916

Walter Trier, Lustige Blätter, 1916


n°384

5 juin 2014

Kraus ou Kracauer



Écrivains modernes, Th. Th. Heine, Simplicissimus, 3 juin 1929


Th. Th. Heine fait-il allusion par anticipation au livre que Kracauer consacra à Jacques Offenbach dans le Paris de son temps, Jacques Offenbach ou Le secret du Second Empire, publié à Paris en 1937 ? (En tout cas, le site du Simplicissimus vous dirige vers ce dessin qui y cherche Kracauer). Il semble pourtant que non si on se réfère à une note de bas de page associée à la lettre de Heine à Franz Schoenberner*, écrite en exil à Brno le 21 juin 1936, car il y apparaît que Heine réponde à Karl Kraus qui avait vitupéré à propos de la représentation de La vie parisienne : « Im Mai 1929 inszenierte Otto Falkenberg an den Münchner Kammerpielen Jacques Offenbachs Operette “Pariser Leben” in einer Revue-Bearbeitung von Peter Scher. Karl Kraus, der sich damals leidenschaftlich mit Vorträgen une Vorlese-Abenden für eine “Renaissance” und Neubewertung des vom Bildungsbürgertum wenig geschätzen Offenbach engagierte, protestierte vehement gegen Schers freie Bearbeitung. Heine verspottet diesen Streit mit einer Karikatur in Simplicissimus. Darauf reagierte Karl Kraus mit einem offenen Brief an Heine, den Heine wiederum ziemlich humorlos beantwortete. »
Mais quand on cherche Kraus dans le même index, il renvoie aussi à cette page, donc au quatrième dessin où figure la tombe d’Offenbach. C’est lui qui accourt une pelle sur l’épaule.
Les spécialistes sauront-ils découvrir où se niche Kracauer dans ces six dessins ?

*Die Wahrheit ist oft unwahrscheinlich, Wallstein Verlag, 2004







n°383

3 juin 2014

Les employés de Kracauer



Siegfried Kracauer, à Berlin pour le Frankfurter Zeitung, 1930 


« Chacun sera placé dans le poste qu’il est le mieux apte à occuper en fonction de ses capacités, de ses connaissances, de ses qualités psychiques, bref en fonction des caractéristiques particulières de sa personnalité tout entière. La bonne personne à la bonne place ! »
Ces formules sont empruntées à une circulaire administrative de la société en commandite O. à la fin de l’année 1927, et visent à préparer le personnel salarié aux tests d’aptitude concoctés à leur intention. La personnalité tout entière, la bonne personne et la bonne place : ces termes empruntés au registre d’une philosophie idéaliste surannée pourraient faire croire que ces tests, entre-temps mis en œuvre, avaient pour but une véritable sélection des personnes. Mais ni dans l’entreprise O., ni aucune autre, la plupart des employés n’accomplissent de tâches qui requièrent une personnalité, ni même les caractéristiques particulières d’une personnalité, encore moins « la bonne personne » ! Les postes ne sont justement pas des professions qui correspondraient à de prétendues personnalités, ce sont des postes qui dans l’entreprise sont définis en fonction des exigences du processus de production et de distribution. Ce n’est que dans les strates supérieures de la hiérarchie sociale qu’apparaît la véritable personnalité, laquelle n’est certainement plus exposée à la pression des tests. 




« Nous conduisons une politique de personnel énergique », m’explique le responsable du service du personnel d’un grand établissement bancaire, « imposée par les graves difficultés que connaît l’économie. C’est comme dans l’agriculture, il faut passer de l’exploitation extensive d’autrefois à une exploitation intensive. » L’application de ce principe en agriculture a-t-elle été couronnée de succès, voilà qui reste à établir. C’est largement à cette exigence d’intensification que sont dus les efforts de la plupart des grandes entreprises pour faire de la masse de ses employés une communnauté attachée à l’entreprise et ne faisant qu’un avec elle. 
Siegfried Kracauer, Les employés, 1929 (traduction de Claude Orsoni),
d’abord publié en feuilleton dans le Frankfurter Zeitung



n°382