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21 février 2013

Julius Klinger, un Viennois



1920


Né en 1876 à Dornbach, aux confins de Vienne, Julius Klinger, dessinateur, affichiste, typographe, écrivain, étudia auprès de Koloman Moser, un des chantres de la Sécession viennoise, avant de s’illustrer essentiellement dans la publicité jusqu’en 1938 où il fut victime des lois antisémites édictées après l’Anschluss.
Évoquant dans Un petit oui et un grand non les artistes qui l’ont influencé, George Grosz écrit : « […] le Viennois Julius Klinger, que j’allais jusqu’à tout bonnement plagier en dessinant à sa manière une paire de souliers stylisés, descendait en droite ligne d’Aubrey Beardsley (mais le vrai Beardsley, curieusement, me laissait froid). »



Jugend, 1902


1905























 


1908

Lustiger Blätter, 1909


1919


1923


1937, dernière année avant l’Anschluss,
qui vit la fameuse boulangerie viennoise Ankerbrot aryanisée.



Julius Klinger fut déporté avec sa femme Emilie depuis Vienne vers Minsk (Biélorussie) le 2 juin 1942, et exécuté la même année par balles ou dans un camion à gaz au camp tout proche de Maly Trostenëts.

Pour en savoir bien davantage sur son œuvre, suivez ce lien : http://www.theviennasecession.com/artists-2/klinger-julius/

12 septembre 2011

Faussaire mais pas trop


Découvrant cette Modern Aphrodite sur des sites de vente, signée « Hallet » disent-ils (n’est-ce pas le nom d'un collectionneur indélicat ?) tout en indiquant avec précaution « attribué à Ralph Barton » (c’est joliment troussé en effet, bien dans sa manière, mais sans que sa personnalité se dégage absolument de celles de ses pairs), mais, en observant l’écriture quelque peu hésitante du titre et du nom, il me plaît d’imaginer qu’il faudrait l’attribuer à William Faulkner jouant les faussaires pour briller auprès des étudiantes d’Oxford (University of Mississippi) — à moins que ce dessin fût sa source d’inspiration pour son illustration parue dans Ole Miss (voir page du 10 septembre), mais c’est un peu moins joli comme histoire, non ?
(ajouté le 14 janvier) Mais il serait sûrement plus raisonnable de voir en Aubrey Beardsley le véritable maître ès dessin de William Faulkner.

Puisque nous en sommes aux élucubrations, en 1957, dans la troisième et dernière partie des Snopes, Le Domaine, Faulkner prénomme Barton l’artiste new-yorkais que rencontre Linda au Greenwich Village. Il est sculpteur (abstrait), juif et communiste. Le parallèle a ses limites.