Affichage des articles dont le libellé est The New Yorker. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est The New Yorker. Afficher tous les articles

13 janvier 2017

Steinberg’s Strips



Saul Steinberg, in PM



Fuyant les lois raciales de l’Italie fasciste où il étudia l’architecture (après qu’il eut étudié la philosophie et les lettres à Bucarest), Saul Steinberg émigra à grand peine aux États-Unis en 1941, via le Portugal et après un séjour d’un an à Saint Domingue, le temps d’obtenir son visa en mai 1942. Il avait déjà publié dans le Harper’s Bazaar, Life et le New Yorker, et c’est avec ce dernier qu’il signa un contrat le 14 mai 1942 en s’installant à New York, prémices d’une collaboration qui dura près de soixante ans.
Ces strips parus dans PM (magazine libéral interventionniste, fondé par Ralph Ingersoll en 1940, où il débuta le 11 janvier 1942), épousant une forme traditionnelle, sont une exception dans son œuvre. Naturalisé américain, Steinberg rejoignit les troupes américaines en Europe fin 1943, via la Chine, l’Inde et l’Algérie pour gagner Naples et accompagner la campagne de libération de l’Italie, dûment accrédité par les services de propagande, rapportant des dessins au fur et à mesure de l’avancée des troupes. 



n°515

16 octobre 2014

La Splendeur des Amberson



Annonce parue dans le New Yorker, 1942



« Le major Amberson édifia “sa” fortune en 1873, tandis que d’autres perdaient la leur : ce fut le début de la magnificence des Amberson. La magnificence, aussi bien que le chiffre d’une fortune, est toujours sujette à comparaison. Laurent le Magnifique lui-même s’en fût aperçu s’il se fut avisé de hanter le New York de 1916. Les Amberson furent donc magnifiques à leur jour et à leur heure. Leur splendeur s’étendit sur toutes les années qui virent florir et d’épanouir en cité leur petite ville du Midland, mais elle atteignit son apogée à cette époque où chaque famille en vue et bruissante d’enfants exhibait un terre-neuve. »

« Par beau temps le mulet couvrait son kilomètre en vingt minutes ; encore fallait-il bien sûr que les arrêts ne fussent pas trop prolongés. Lorsque le trolleybus fit son apparition, il n’exigea que cinq minutes au kilomètre, même moins, mais il n’attendit personne. Les habitués n’auraient du reste pas supporté une pareille dérogation aux usages, car plus ils étaient transportés rapidement, moins de temps il leur restait à perdre ! À cette époque, avant que les obligations mortelles les eussent chassés à travers la vie — quand le téléphone dévoreur de loisirs n’existait pas encore — les hommes avaient du temps pour tout ; le temps de penser, le temps de discuter, le temps de lire, le temps d’attendre une femme ! »
Booth Tarkington, La Splendeur des Amberson 
(1918, traduction Jacqueline Duplain, éditions Phébus 2001)



n°410

1 septembre 2014

L’ultime Barton



Ralph Barton, The New Yorker, 4 avril 1931



Voici les huit dernières pages publiées par Ralph Barton avant sa mort à quarante ans, le 20 mai 1931, que son biographe Bruce Kellner décrit ainsi :
« On May 20, at about one o’clock in the morning, he went into the bedroom, stretched out on the bed, and smoked a cigarette. Then he lit another cigarette. Then he opened Gray’s Anatomy to a drawing of the human heart. Then he thought better of it and shot himself in the head.»


Ralph Barton, The New Yorker, 11 avril 1931

Ralph Barton, The New Yorker, 18 avril 1931

Ralph Barton, The New Yorker, 25 avril 1931

Ralph Barton, The New Yorker, 2 mai 1931

Ralph Barton, The New Yorker, 9 mai 1931

Ralph Barton, The New Yorker, 16 mai 1931

Ralph Barton, The New Yorker, 23 mai 1931



Sans vouloir interpréter abusivement cette série, notons qu’une profonde mélancolie y est particulièrement visible.
Rappelons ce qu’écrivait Chaplin dans ses mémoires :
« Je comptais maintenant me rendre à Londres pour y présenter “Les Lumières de la ville”. Pendant que j’étais à New York, je vis beaucoup mon ami Ralph Barton, un des rédacteurs du New Yorker, qui venait d’illustrer une nouvelle édition des “Contes drolatiques” de Balzac. Ralph n’avait que trente-sept ans, c’était un garçon excentrique et très raffiné, qui s’était déjà marié cinq fois. Il était déprimé depuis quelque temps et avait tenté de se suicider en avalant une forte dose de je ne sais quel médicament. Nous embarquâmes donc tous les deux sur l’Olympic, le bateau à bord duquel j’étais revenu pour la seconde fois en Amérique. »


n°403

28 août 2014

People (1926)



Ralph Barton, The New Yorker, 2 janvier 1926


La collaboration de Ralph Barton au New Yorker fut moins dense en 1926 que lors de son année inaugurale. Mais les lecteurs du magazine étaient conviés à le retrouver dans Harper’s Bazar pour la suite des aventures de Lorelei et Dorothy, les héroïnes d’Anita Loos, dans Why not Brunettes ? (retitré But Gentlemen Marry Brunettes pour l’édition en volume).
http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/2013/04/au-tour-des-brunettes-1.html
http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/2013/04/au-tour-des-brunettes-2.html
Tout en poursuivant sa collaboration (hormis en 1929), vivant quelques années à Paris pendant son bref mariage avec Germaine Tailleferre, il ne reprendra Graphic Section qu’en 1931 pour huit numéros, avant qu’il ne se suicide.


Ralph Barton, The New Yorker, 9 janvier 1926

Ralph Barton, The New Yorker, 16 janvier 1926

Ralph Barton, The New Yorker, 23 janvier 1926

Ralph Barton, The New Yorker, 13 février 1926

Ralph Barton, The New Yorker, 20 février 1926

Ralph Barton, The New Yorker, 27 février 1926

Ralph Barton, The New Yorker, 6 mars 1926

Ralph Barton, The New Yorker, 20 mars1926



n°402

26 août 2014

People



Ralph Barton, The New Yorker, 1er août 1925



1925 voit la fondation du New Yorker par des transfuges de Life et de Judge, dont Ralph Barton qui, s’il n’est pas le plus en vedette puisqu’il ne fera qu’une seule couverture pour le Noël 1930, est un des collaborateurs les plus en vue dès son premier numéro le 21 février, particulièrement avec sa rubrique “people” sur une pleine page, que ce soit sous le titre de The Graphic Section, The Inquiring Reporter ou Heroes of the Week, alors qu’à la même époque, il illustre pour le Harper’s Bazar le roman d’Anita Loos Gentlemen Prefer Blondes, son plus grand succès.
Cette série est la suite naturelle de ce que Barton donnait à Judge : http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/2012/10/les-chasses-croises-de-ralph-barton.html




Ralph Barton, The New Yorker, 8 août 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 15 août 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 22 août 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 29 août 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 5 septembre 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 12 septembre 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 19 septembre 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 26 septembre 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 3 octobre 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 10 octobre 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 17 octobre 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 23 octobre 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 30 octobre 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 7 novembre 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 14 novembre 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 21 novembre 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 28 novembre 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 5 décembre 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 12 décembre 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 19 décembre 1925

Ralph Barton, The New Yorker, 26 décembre 1925



n°401

14 novembre 2013

Au tour de Chicago



Vernon C. Carpenter (à la manière de John Held, Jr) 


The Chicagoan fut publié de juin 1926 à avril 1935 sur le modèle du New Yorker, le dernier magazine du Jazz Age, selon la formule de Neil Harris.


édité par les Chicago University Press, 2008


Se rendre ici : http://planetbarberella.blogspot.fr/2011/05/chicagoansome-of-covers.html
et là : http://www.flickr.com/photos/bredlo/sets/72157611021447564/



8 novembre 2013

Hollywood Party



Constantin Aladjalov, 1934 


Aladjalov donna un grand nombre de couvertures au New Yorker entre 1926 et 1960 (et quelques-unes au Chicagoan en 1928 et 1929). Né Russe en 1900, il émigra aux États-Unis à vingt-trois ans en plein Jazz Age.





1927

24 septembre 2013

Histoires de clochers


mai 1934

 Curé, reste donc dans ton église !
« Parce que ma foi c’est que j’trouve d’jà des choses politiques dans not’ bréviaire. »

Olaf Gulbransson, Simplicissimus, 20 mai 1934


juin 1934

Rea Irvin, The New Yorker, 23 juin 1934