Affichage des articles dont le libellé est Argentine. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Argentine. Afficher tous les articles

18 juin 2015

Lignes et Linage



Linage, Caras y Caretas, 1926



Eduardo Linage, né en Espagne en 1901, s’installe à Buenos Aires en 1925 où il fut un des plus fameux collaborateur de Caras y Caretas, y animant Las Desenventuras de Maneco à partir de 1932.
http://sonrisasargentinas.blogspot.fr/2011/07/maneco-el-chanta-porteno.html
https://bibliapobre.wordpress.com/2012/02/16/la-sociedad-como-obstaculo/



n°465

18 janvier 2015

De Galice en Argentine



Juan Carlos Alonso, Caras y Caretas

Juan Carlos Alonso, Caras y Caretas, 1928


Né en Galice (Espagne) en 1886, Juan Carlos Alonso Pita émigra très jeune vers l’Argentine où il s’illustra particulièrement par ses couvertures de Caras y Caretas. Il meurt à Buenos Aires en 1945.


Merci Carlos Nine
http://carlosnine.blogspot.fr/2014/11/academia-grafica-de-buenos-aires-caras.html
http://www.zurbaran.com.ar/juan-carlos-alonso/
http://www.galiciaartabradigital.com/archivos/56397
http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/search/label/Caras%20y%20Caretas


n°434

10 décembre 2013

Ramón Gómez Cornet



Ramón Gómez Cornet, Santiagueños (huile sur toile, 60,5 x 50,5 cm), 1927
Museo Nacional de Bellas Artes, Buenos Aires

Ramón Gómez Cornet est né en 1898 à Santiago de Estero, dans la province éponyme située dans le nord de l’Argentine, ville qui restera au centre de son œuvre à travers l’évocation bienveillante de ses habitants. Il voyage en Europe en 1917, en Espagne d’abord pour étudier à Barcelone avant de fréquenter l’académie Ranson à Paris, où enseignaient Maurice Denis et Paul Sérusier. 


29 octobre 2013

Vu de Sirius



Sirio, ca 1917


Dessinateur protéiforme et foisonnant né en 1890 à Oviedo dans les Asturies, Nicanor Álvarez Díaz émigre à vingt ans en Argentine et devient fameux sous le nom d’Alejandro Sirio qu’il choisit (comme masque ?) quand il commence à publier dans Caras y Caretas (Visages et Masques), puis dans un grand nombre de journaux dont La Prensa et La Nación, et de signer quantité d’illustrations de livres, dont La Gloria de Don Ramiro et De Palermo à Montparnasse. En 1940 il devient professeur à l’école des beaux-arts Prilidiano Pueyrredón de Buenos Aires.

Sirio, Caras y Caretas



Sirio, Caras y Caretas
Peut-être publié à l’occasion de la mort du scientifique, en 1934.



Sirio


21 octobre 2013

Caras y Caretas



Víctor Valvidia, 1937

Víctor Valvidia, né en 1897 en Bolivie, se rend à Buenos Aires à vingt-deux ans pour y étudier avant de faire les beaux jours du magazine Caras y Caretas entre 1925 et 1939fondé à Buenos Aires en 1898 (après une première naissance en 1890 à Montevideo) et publié chaque semaine jusqu’en 1941. Le titre a été relancé par deux fois, en 1982 à l’occasion de la guerre des Malouines, et en 2005. 


Víctor Valvidia, 1935


Víctor Valvidia, 1931


Víctor Valvidia, 1933


Víctor Valvidia, 1935


Víctor Valvidia, 1929


Víctor Valvidia, 1933


Víctor Valvidia, 1933


Víctor Valvidia, 1931


Víctor Valvidia, 1933


Víctor Valvidia, 1933

8 mars 2013

¡ Columba !



Ramón Columba (1891-1956), 1926

Le délire systématisé se caractérise par un brouillage des sens accompagné de pensées érotiques obsessionnelles. L’amoureux romanesque devient un impétueux chevalier errant ; l’amoureux platonique un troubadour chantant sa complainte — ou leurs équivalents modernes. À ce stade, le délire ou la fièvre déforment la réalité. Les moindres gestes d’une femme sont interprétés comme des avances éhontées ; les plus innocentes démonstrations de civilité comme des preuves d’amour ineffable. La relation est purement hallucinatoire, l’autosuggestion exerçant sur le sujet un pouvoir invincible. 

Juan Filloy (1894-2000), Op Oloop (1934)traduit de l’espagnol (Argentine) par Céleste Desoille pour le compte de Monsieur Toussaint Louverture en 2011. 

http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/2011/12/cote-204.html

17 décembre 2011

Côte 204


Lucas Nine, in Los Inrockuptibles (Argentine), 2011

« — Du vin, du sang ; du sang, du vin ! Dans les cimetières d’Aisne-Marne, Oise-Aisne, Meuse-Argonne, de la Somme, de Suresne, de Saint-Mihiel et des Flandres, j’ai engrangé les vendanges de la mort. Plus de trente mille cadavres reposent dans les prairies en fleurs, pétales de chair déchiquetée par les shrapnels et la mitraille. (…)
Il n’est pas juste que la semence pernicieuse de Nabuchodonosor ou d’Alexandre continue de polliniser encore de nos jours, alors même qu’on exige de l’épi d’avoine qu’il ait un pedigree ! Les foules exultantes de patriotisme, les vertes prairies de cuivre émaillé ne sont qu’indignes camouflages ! Et pendant ce temps, les Maxim Vickers, Armstrong et autres marchands de canons veillent au grain. Ce sont les premiers à effacer les traces du crime, en labourant encore et toujours la surface de la terre et les tissus de la conscience… la nature ment, les ventres mentent, les esprits mentent. Toutes les belles devises : paix, travail, harmonie resteront à jamais otages de leur soif d’extermination. Je les ai entendus proférer leurs félonies de mes propres oreilles. J’étais à Château-Thierry, moi, sur la fameuse Côte 204, le gigantesque ossuaire de trente mille soldats américains. Là-bas, depuis le petit temple élevé à la mémoire du massacre, ces messieurs du conseil d’administration de la Bethlehem Steel Company et de Creusot Schneider nous ont resservi la fable de l’amour de la patrie et de la grandeur du sacrifice pendant que leurs agents vendaient subrepticement des armes à l’ennemi potentiel et déposaient des brevets. L’industrie d’abord ; le reste ensuite… et voilà qu’ils continuent leur desseins perfides en labourant les charniers et en décernant des médailles. (…) »


Op Oloop (1934), Juan Filloy (1894-2000), traduit de l’espagnol (Argentine) par Céleste Desoille (éd. Monsieur Toussaint Louverture)


26 juillet 2011

Nuit sur l’Allemagne

Toujours en Argentine, Clément Moreau produisit en 1937 cent sept linogravures d’après un texte d’Erich Mühsam : Nacht über Deutschland (Nuit sur l’Allemagne).




Dans son journal, à la date du 9 octobre 1933, Victor Klemperer écrit : « Gusti (sa sœur) parle aussi beaucoup de certains camps de concentration particulièrement terribles, des souffrances qu’on a imposées à Erich Mühsam, lui qui a maintenant soixante ans. Il avait été libéré quand on a trouvé un journal qu’il avait tenu en détention, et on l’a remis en prison. — Moi-même, on me met constamment en garde contre le fait de tenir un journal. Mais pour le moment, je ne suis pas suspecté. »
Et le 14 juillet 1934 : « Dans ma jeunesse bohème, le nom d’Erich Mühsam a joué un certain rôle. Je ne sais pas si je l’ai vu moi-même, si je lui ai parlé, ou si je le connais que par les nombreux récits d’Eva (la femme de Klemperer) et d’Erich Meyerhof, et aussi par le Simplicissimus. C’était un inoffensif bouffon de Munich-Schwabing et un brave bonhomme. Bien assez terrible que sa participation à la Räterepublik lui ait valu plusieurs années de prison. Voilà que dans le Freiheitskampf — on me l’envoie à des fins de réclame depuis plusieurs jours — je lis : « Le Juif Erich Mühsam, en détention préventive, s’est pendu dans sa cellule. »
Erich Mühsam fut assassiné par les SS en 1934 au camp d’Oranienburg-Sachsenhausen. Il avait collaboré au Simplicissimus dans les années 1906-07.


lien indispensable : 
http://www.clement-moreau.ch/downloads/Heft32.pdf

24 juillet 2011

Wer ist Clément Moreau ?


Quand j’évoquais l’idée d’un détour par Buenos Aires (épisode du 6 juillet, Un jour à New York), comme une des destinations possibles de ce voyage erratique dans les années plus-ou-moins-trente, je ne songeais pas à Clément Moreau car, si je le connaissais vaguement pour l’avoir croisé autrefois sans en avoir retenu le nom, je n’avais jamais pris le temps de m’arrêter.
Clément Moreau est né Joseph K. Meffert (Carl Meffert) à Coblence en 1903. Il émigra en Suisse au début des années trente, dont il fut expulsé comme tant dautres exilés politiques, gagna alors l’Argentine en 1935 avant de retourner en Suisse en 1961 et y mourir en 1988.

Il choisit le nom de Clément Moreau lors de son exil clandestin en Suisse — Moreau comme le Frédéric Moreau dans L’Éducation sentimentale, révolutionnaire de 1848 ? Clément comme Jean-Baptiste Clément de la Commune de Paris, auteur du Temps des cerises ? ou encore Clément Moreau comme Clément Marot, poursuivi pour hérésie et qui dut s’exiler ?
Il a aussi choisi de n’être d’aucune compromission.
C’est en Argentine qu’il publia un recueil de dessins « illustrant » Mein Kampf qui lui valut d’être poursuivi devant la justice par l’ambassade d’Allemagne. Il gagna son procès et perdit sa nationalité allemande.

















Un petit volume mal foutu mais bien utile était sorti en France en 1976, aux éditions Syros, avec une préface de Max Frisch. Mon père l’avait acheté. J’ai dû le regarder avec étonnement avant de le perdre de vue.