Affichage des articles dont le libellé est Adolf Hoffmeister. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Adolf Hoffmeister. Afficher tous les articles

25 avril 2020

Hoffmeister et ses pairs





Grâce à une publication de Thomas Ragon sur Instagram, voilà de quoi compléter tout ce qui a déjà été dit et montré dans ce blog sur Adolf Hoffmeister. 














n° 540


13 février 2013

Adolf Hoffmeister à Londres



The Last Fascist, New York 1943


Dessins d’Adolf Hoffmeister dans le recueil collectif Jesters in Earnest publié à Londres en 1944.



A Poor Show



The Homeward March, New York,1943, Jesters in Earnest, 1944



Mrs. Laval, matchmaker, New York 1943



Ukraine, New York 1943, Jesters in Earnest, 1944 



The Red Death, New York 1943, Jesters in Earnest, 1944 

11 février 2013

Walter Trier de Prague à Londres



premier dessin de Walter Trier dans le Simplicissimus, 1909


Simplicissimus, 1913

Walter Trier, né à Prague en 1890 où il étudia à l’académie des beaux-arts, puis à celle de Munich, débuta dès ses dix-neuf ans dans le Simplicissimus, y publia de 1909 à 1913, avant de devenir un pilier du Lustige Blätter, travailla dans la publicité, la presse, l’édition où il illustra Erich Kästner dont il fut un partenaire privilégié, Mark Twain et Kipling, dessina costumes et décors pour le théâtre et le music hall, avant de fuir l’Allemagne pour s’installer à Londres en décembre 1936 où il collabora au Lilliput qui lui doit un nombre considérable de couvertures évoquant les plaisirs du British Way of Life, et de figurer dans l’exposition Jesters in Earnest avec ses compatriotes Antonín Pelc, Adolf Hoffmeister, Stephen et Z. K. 
Il meurt à Craigleith au Canada, en 1951.




For the Young, Jesters in Earnest, 1944



East meets West (avril 1942), Jesters in Earnest, 1944



Family Group, Jesters in Earnest, 1944



His Master’s Voice, Jesters in Earnest, 1944

9 février 2013

Jesters in Earnest



dessin d’Adolf Hoffmeister


En 1944 parut à Londres Jesters in Earnest (Cartoons by the Czechoslovak Artists), un recueil édité par John Murray (London, 50 Albemarle Street) regroupant cinq dessinateurs tchécoslovaques exilés : Adolf Hoffmeister et Antonín Pelc, que nous avons déjà souvent vus ici, y sont accompagnés par Stephen (E. Roth), Walter Trier et Z. K., et leur célèbre confrère britannique David Low les accueillait par une préface.
« […] True, this spirit of drollery is subdued in the works of Pelc, and it peeps only occasionally from those of Stephen, for these two are internationalised specialists in satirical assault and battery. Yet it peeps. It gambols irrepressibly in the illustrations, cartoons and jokes of Z.K. ; it is the pith of Trier ; and more sophisticated, it is characteristic of Hoffmeister. One should not mislead by the fact that most of the cartoons contained in this volume are disliking and condemnatory. The Czech art that produced them is in spirit essentially kind. […] »

Ce recueil était le reflet d’une exposition organisée à Londres par le Czechoslovak Institute et Naše Noviny, le journal des forces tchécoslovaques libres en Grande-Bretagne.




Antonín Pelc, The Strong Silent Man, 1943



Adolf Hoffmeister



Stephen 



Walter Trier



Z. K. 




10 janvier 2013

Le trio tchèque au complet



Franta Bidlo, Pelc, Hoffmeister & Bidlo


Contrairement à ses deux confrères, Adolf Hoffmeister et Antonín Pelc, František (Franta) Bidlo, né en 1895 à Prague dans une famille modeste, est un artiste autodidacte qui fut d’abord apprenti chapelier à Vienne avant de combattre sur le front italien lors de la Première Guerre mondiale dans les rangs austrois-hongrois, puis d’adhérer au parti communiste en collaborant activement à son organe officiel, le Rudé Právo, et d’assurer, à sa création en 1934, la rédaction en chef du Simplicus. http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/2012/11/le-simplicissimus.html

Autoportrait, 1936

C’est à Bidlo que nous devons la définition du mâle aryen idéal, publiée dans le Simplicus : “blond comme Hitler”,“mince comme Goering”, “bien bâti comme Goebbels” et “masculin comme Röhm”.

Il mourut en 1945 après avoir contracté le typhus au camp de Terezín. 


Les messages d’avril, Magazin DP, 1933



Célébrations au lac Máchov, Magazin DP, 1935-36



La civilisation blanche luttant contre l’asservissement des Noirs, Magazin DP, 1935



Immortel Karel Hynek Mácha, Magazin DP, 1936-37



 Confiance en la conférence pour le désarmement, Magazin DP, 1934-35



8 janvier 2013

Ordre et désordre à Prague



Karel Teige typographe, Adolf Hoffmeister, 1930




Au café, Adolf Hoffmeister, 1930


Odeon est une maison d’édition pragoise qui publia ReD, revue fondée par Karel Teide en 1927, d’une orientation évidemment marxiste.
http://bohemica.free.fr/auteurs/teige/teige.htm.
Cette bagarre était-elle liée à la polémique que Teide eut avec Le Corbusier sur le beau et l’utile, en cette époque où, même sans quitter Prague, les controverses esthétiques et politiques du côté de l’avant-garde ne manquaient pas ?

5 janvier 2013

Colombe à double sens





LUTTE CONTRE LE BOLCHÉVISME
Paisible Allemagne / pacifique Italie / 
Espagne enfin humaine grâce à Franco / qui menacent la paix !


En 1937 Antonín Pelc était de longue date un virulent antifasciste, communiste ou « compagnon de route ». 
Quant il dut fuir en 1939 suite à l’invasion allemande de la Tchécoslovaquie, c’est aux États-Unis qu’il aboutit en 1941 après de douloureuses péripéties. 
Entre-temps, le pacte germano-soviétique fut signé, puis dénoncé par Hitler. 

Le Lidové Noviny, prisé des intellectuels, n’était pas un journal communiste (quoique Quotidien du peuple), mais comme beaucoup en Europe, Pelc voulait croire que la paix passait par Staline, fermant les yeux sur la répression, particulièrement virulente ces années-là avec les procès de Moscou. 
Curieusement, bien que la moustache soit avenante, la bonhommie du Staline de Pelc est matoise, il pourrait être aussitôt inquiétant. La colombe est dans une cage, au garde à vous, elle semble soumise au bon vouloir de son maître ; l’y aurait-il enfermée — pour la protéger de ses ennemis comme la légende du dessin le laisse entendre — en attendant de profiter de la situation ? Et l’Oméga, l’étoile à cinq branches [est celle] qui brillait au-dessus du royaume des camps, comme l’écrit Julius Margolin.    


21 décembre 2012

La Santé en 39-40


En 1969, alors qu’Adolf Hoffmeister est réfugié en France après l’écrasement du Printemps de Prague en août 1968, les éditions Gallimard publient La prison où il raconte son séjour à la Santé entre 1939 et 1940, accompagné de six dessins de ses codétenus.
En avant-propos, Hoffmeister présente ainsi son livre : « Réfugié en France après l’occupation de la Tchécoslovaquie par les nazis, porté sur la liste noire de la Gestapo, j’ai été arrêté et mis en tôle à Paris pendant la drôle de guerre pour les opinions trop avancées et trop libres à cette époque de l'histoire. C’est à la prison de la Santé que j’ai écrit, pendant sept mois, en confinement solitaire, ce journal et ces dialogues de détenus. »

Adolf Hoffmeister, 1940


Le premier chapitre s’intitule L’abandon : « Le 24 septembre 1939, se refermait sur moi la porte de la cellule numéro 10, douzième section de la prison de la Santé. Il était environ 13 h 30. C’était un dimanche à Paris. Le temps était clair, et un peu frais.
Tout d’abord, je m’étais senti gêné, oui, confus. Puis amer, à en rire, à l’idée que je pouvais me retrouver en prison.
Quelle idée insensée ! Est-ce donc aux adultes aujourd’hui de jouer aux enfants ? Ou bien ne sommes-nous que des enfants qui jouent aux adultes ? Ma conscience n’avait rien à se reprocher, et le décalage était trop criant, tant l’accusation était grave. Quelle tournure soudaine avaient pris les événements de ces dernières semaines. Quelle métamorphose complète de tout !
Une chose au moins était claire : notre navire avait fait naufrage. […] »




http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/2012/12/the-animals-are-in-cages.html

18 décembre 2012

The Animals Are in Cages





L’édition originale américaine de Touriste malgré soi, récit écrit et dessiné par Adolf Hoffmesiter
http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/2012/11/a-prague-avec-adolf-hoffmeister.html, parue en 1941 à New York chez Greenberg s’intitule The Animals Are in Cages http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/2012/12/touriste-malgre-soi.html, magnifiquement imprimée sur papier vergé, quand l’édition polonaise de 1946, avec les illustrations sans doute reprises d’après cette première édition, devait se contenter d’un pauvre papier typique de l’après-guerre.
Pour commencer, après avoir situé Prague pour un public américain : « Beyond the Atlantic, eastward from New York, there is a continent called Europe. In the center of this continent is a small country about whose beauty not many people know. And in the center of this wonderful land is a still more wonderful city called Prague », Adolf Hoffmeister précise à propos de son personnage central : « His name was Jan Prokop, but any resemblance between characters in this book and real persons, living or dead, is purely coincidental » et, un peu plus loin, le personnage se présente comme « A writer and catoonist. 5 1/2 feet tall, weight 170, age 37, Catholic, bachelor, residing at — », comme son auteur*.



* Quand on tape Hoffmeister, et même Adolf Hoffmeister, sur Google, s’affiche tout en haut une annonce pour un hôtel cinq étoiles éponyme, celui fondé à Prague par son père et qui est toujours tenu par sa famille. 














4 décembre 2012

Touriste malgré soi



Adolf Hoffmeister, Turysta mimo woli, 1946



En 1946, parut cette édition polonaise de Touriste malgré soi (Turistou proti své vůli) qu’Adolf Hoffmeister, au terme d’un périple résumé sur cette couverture, avait écrit et dessiné aux États-Unis en 1941, sous le titre Animals are in Cages, à la demande de l’éditeur américain Greenberg dans le but de sensibiliser le public américain. Il ne s’agit pas à proprement parler d’une autobiographie, mais d’un récit de l’exil d’un certain Jan Prokop qui ressemblerait fort à l’auteur. 



Adolf Hoffmeister, Touriste malgré soi, 1941



Adolf Hoffmeister, Touriste malgré soi, 1941


Adolf Hoffmeister, Touriste malgré soi, 1941(camp de Damigny ?)


Adolf Hoffmeister, Touriste malgré soi, 1941

24 novembre 2012

À Prague avec Adolf Hoffmeister



Adolf Hoffmeister, Simplicus n°4, 1934
L’ordonnance : “Nous vous annonçons humblement le nouveau magazine, le Simplicus. ”
Le censeur : “Attendez un peu, je dois tailler mon crayon !”



Adolf Hoffmeister est né à Prague en 1902 dans une famille aisée propriétaire d’un grand hôtel. Il voyage à Paris en 1922 où il côtoie le groupe surréaliste, se lie à Soupault et à Tzara, rencontre Le Corbusier, et s’engage alors dans la peinture tout en finissant ses études de droit une fois rentré à Prague. Mais en 1925, son doctorat en poche, il débute dans la caricature, tant de portrait (Cocteau, Maiakovski, Pasternak, Kafka, Seifert, Gorki, Aragon, Joyce…) que politique, particulièrement après l’arrivée de Hitler au pouvoir, dans le Simplicus (http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/2012/11/le-simplicissimus.html). Il émigre en 1939 vers la France où il est tenu pour un agent de Moscou suite au pacte germano-soviétique, mais parvient à gagner le Maroc, puis le Portugal, Cuba et enfin les États-Unis où, avec Antonín Pelc (http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/2012/11/a-prague-avec-antonin-pelc.html), il expose au musée d’art moderne de New York. 

Adolf Hoffmeister et Antonín Pelc entourant le président Beneš en exil 
lors du vernissage de leur exposition au Musée d’art moderne de New York, en 1943

En 1945, il est désigné pour représenter la Tchécoslovaquie à l’UNESCO qui siège à Paris, puis devient ambassadeur de son pays en France après le coup de force communiste en 1948, jusqu’au moment du procès Slansky, en 1951, où il est rappelé à Prague et ramené désormais à la seule fonction de professeur à l’école supérieure de cinéma et des arts graphiques (VSUM-PRUM). Dans cette deuxième partie de sa vie, s’il n’abandonne pas la caricature, il privilégie cependant le collage et l’illustration. Hoffmeister meurt en 1973, de retour dans son pays, après avoir quitté la Tchécoslovaquie pour revenir en France quand les troupes du Pacte de Varsovie achevèrent le printemps de Prague, pour y être enseignant à l’université de Paris VIII, à Vincennes.



L’art dans le IIIe Reich, Adolf Hoffmeister, Simplicus n°1, 1934



Le IIIe Reich en avril : on ne voit plus la famille Goebbels à aucune festivité
car elle se consacre entièrement à des tâches spirituelles
, Adolf Hoffmeister, Simplicus n°10, 1934



Pablo Picasso peignant Guernica, Adolf Hoffmeister, 1937


Le bienfaiteur : “Bientôt je vous donnerai du gaz pour rien”, Adolf Hoffmeister, Simplicus n°34, 1934