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18 septembre 2014

Vishniac à Paris







Vue sur l’œuvre de Roman Vishniac (1897-1990), au-delà de ses célèbres photographies témoignant de la vie juive dans les communautés d’Europe orientale entre 1935 et 1938, dont l’album A Vanished World fut publié en 1983.
http://www.mahj.org/documents/dossier-presse-Roman-Vishniac-Berlin-New-York.pdf

Tout Vishniac mis en ligne : http://vishniac.icp.org/
Dans notre colonne de Trentehttp://plusoumoinstrente.blogspot.fr/search/label/Roman%20Vishniac




n°406

26 juillet 2012

Après que brûlent les livres


« Lorsque les nazis commencèrent à piller et à détruire les bibliothèques juives, le responsable de la bibliothèque Sholem-Aleichem à Biala Podlaska décida de sauver les livres et, jour après jour, lui et collègue en emportèrent autant qu’ils pouvaient en charrier, en dépit de sa conviction que très bientôt “il ne resterait pas un lecteur”. Deux semaines plus tard, le fonds avait déménagé en secret dans un grenier où le redécouvrit, longtemps après la fin de la guerre, l’historien Tuvia Borzykowski. À propos de l’action du bibliothécaire, Tuvia Borzykowski écrivait qu’elle avait été menée “sans même envisager l’éventualité que quelqu’un puisse un jour avoir besoin des livres sauvés” : c’était un acte de sauvetage de la mémoire en soi. L’univers, pensaient les anciens kabbalistes, ne dépend pas de notre lecture ; seulement de la possibilité que nous le lisions. »
Alberto Manguel, La bibliothèque, la nuit (Actes Sud)



Roman Vishniac, sa fille Mara devant la vitrine dAugust Steinhoff, Uhlandstraße 144, Wilmersdorf, Berlin, fin 1933



17 juillet 2011

Témoin d’un monde disparu



Roman Vishniac, se tirant le portrait ici en 1931 à Berlin où il vivait, pérégrina à partir de 1933 de shtetl en ghetto, de Hongrie en Lituanie, et bien sûr en cette Galicie orpheline de l’empire austro-hongrois (si on suit Joseph Roth). Voyant poindre la catastrophe, il accumula les clichés de ce monde qui allait disparaître, ce Yiddishland mythique, en dissimulant son appareil au regard de la police comme de la population (dont les méfiances n’étaient pas du même ordre).



Fin 1940, il réussit à rejoindre New York (où il mourut en 1990) sur le même bateau que Jean Renoir et Saint-Exupéry.

16 juillet 2011

Couverture berlinoise



Je m’adresse à la maison Gallimard, auguste maison de cent ans d’âge, et plus particulièrement à son sous-ensemble Folio (quarante ans l’année prochaine, mais moins bien conservée).
Certes, c’est moins vendeur, voire ringard, de mettre un dessin en couverture, même une œuvre de Grosz, mais quitte à choisir une photo pour Berlin Alexanderplatz d’Alfred Döblin, et éviter le contre-sens, alors celle-ci de Roman Vishniac aurait pu convenir.