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15 octobre 2016

Munich 1924



Oskar Theuer, Ulk, 7 mars 1924


Hermann Wilke, Ulk, 1er août 1924



Ulk, le supplément illustré du week-end du Berliner Tagesblatt (d’orientation social-démocrate) ne manqua pas d’observer avec lucidité l’itinéraire funeste d’Hitler, dès le début de son ascension. 
Contrairement à son illustre confrère le Simplicissimus*, il disparaîtra en 1933, comme tout ce qui ne se rangeait pas derrière les nazis.

Martin Heidegger, quant à lui, en 1931, envoyait Mein Kampf à son frère Fritz en louant « l’instinct politique exceptionnel et sûr d’Hitler » et le 4 mai 1933 : « Il ne faut pas que tu considères l’ensemble du mouvement vu d’en bas, mais du point de vue du Führer et de ses grands desseins. Je me suis inscrit hier au parti, non seulement par conviction intime, mais aussi par la conscience que c’est le seul moyen de parvenir à une épuration et à une clarification de tout le mouvement. »

http://www.lemonde.fr/culture/article/2016/10/13/heidegger-en-grand-frere-nazi_5013302_3246.html

* http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/2012/11/le-numero-du-12-fevrier-1933.html



n°510


17 octobre 2015

Walser à Berlin






Les éditions Zoé poursuivent la publication de l’œuvre de Robert Walser, qui semble inépuisable. 
Ce volume contient ses textes écrits pour le Berliner Tageblatt (dont Ulk, son supplément illustré hebdomadaire, a largement été évoqué dans cette colonne), quelques-uns parus en 1907 et 1908, et l’essentiel entre 1926 et 1933.  
Walser a aussi publié dans le Simplicissimus, dans une moindre mesure, et dans les mêmes périodes. 
Un prochain volume contiendra sans doute ces quelques textes dans la traduction de Marion Graf.


Simplicissimus, 20 janvier 1908

Simplicissimus, 17 janvier 1927


n°479

21 février 2014

La guerre de Max Richter (1)



Max Richter, Ulk, 29 janvier 1915


Ulk dut cesser son activité en 1933 soixante ans après sa fondation. Max Richter s’y illustra particulièrement dans les années de la Grande Guerre. Comme pour la plupart des dessinateurs de cette revue satirique de tendance sociale-démocrate, ses traces disparaissent après cette collaboration.
(à suivre…)


Max Richter, Ulk, 7 août 1914

Max Richter, Ulk, 25 décembre 1914

Max Richter, Ulk, 15 janvier 1915

Max Richter, Ulk, 22 janvier 1915

Max Richter, Ulk, 26 mars 1915

Max Richter, Ulk, 9 avril 1915

Max Richter, Ulk, 9 avril 1915

Max Richter, Ulk, 16 avril 1915

Max Richter, Ulk, 14 mai 1915

Max Richter, Ulk, 21 mai 1915

Max Richter, Ulk, 4 juin 1915

Max Richter, Ulk, 16 juin 1915

Max Richter, Ulk, 6 août 1915

Max Richter, Ulk, 3 septembre 1915

Max Richter, Ulk, 10 septembre 1915

Max Richter, Ulk, 15 octobre 1915

Max Richter, Ulk, 29 octobre 1915

Max Richter, Ulk, 5 novembre 1915

Max Richter, Ulk, 3 décembre 1915

Max Richter, Ulk, 10 décembre 1915

Max Richter, Ulk, 31 décembre 1915

19 février 2014

Quelques Wolff dans Ulk



Fritz Wolff, Ulk, 31 mai 1929

Fritz Wolff (1897-1946) collabora à Die Rote Fahne puis à Ulk au début des années vingt, et à nouveau à fin de cette décennie. Nous l’avions déjà croisé à plusieurs reprises dans Lachen Links http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/search/label/Fritz%20Wolff avec des scènes de foules dans le même esprit.  
Dans l’émigration, il publia dans le Pariser Tageblatt (rappelons qu’Ulk était un supplément du Berliner Tageblatt), puis s’occupa de l’édition du Pariser Tageszeitung, histoire mouvementée qui fut évoquée par Lion Feuchtwanger dans son roman Exil. 


Fritz Wolff, Ulk, 14 février 1930

Fritz Wolff, Ulk, 21 mars 1930

Fritz Wolff, Ulk, 25 avril 1930

1 février 2014

Lisbet Juel dans Ulk (1)



Lisbet Juel, Ulk, 16 octobre 1925


De juillet 1925 au début 1929, Lisbet Juel figura parmi les collaborateurs les plus réguliers d’Ulk — supplément satirique hebdomadaire du Berliner Tageblatt qui se distinguait par une importante proportion de dessinatrices, dont Dodo (que nous avons déjà croisée ici), ou Jeanne Mammen, la plus célèbre de toutes du Berlin des années vingt. Cependant celles-ci n’abordaient jamais les sujets politiques. En dehors de ces nombreux dessins, faute d’autres traces, il est impossible d’apporter quelque indication biographique, sinon qu’elle serait née en 1903 (ce qui entendrait une étonnante précocité), qu’elle résida entre Berlin, Vienne et Paris dans ces années-là et que son nom la donnerait comme originaire du Danemark voire du Schleswig Holstein.
Elle avait publié en 1923 un premier et unique dessin (mais signé de 1921) dans le Jugend.


Lisbet Juel, Jugend, février 1923


Lisbet Juel, Ulk, 10 juillet 1925

Lisbet Juel, Ulk, 31 juillet 1925

Lisbet Juel, Ulk, 25 septembre 1925

Lisbet Juel, Ulk, 2 octobre 1925

Lisbet Juel, Ulk, 9 octobre 1925

Lisbet Juel, Ulk, 30 octobre 1925

Lisbet Juel, Ulk, 6 novembre 1925

Lisbet Juel, Ulk, 20 novembre 1925

Lisbet Juel, Ulk, 4 décembre 1925






Lisbet Juel, Ulk, 11 décembre 1925

Lisbet Juel, Ulk, 25 décembre 1925

6 juin 2012

Joséphine de passage à Berlin


Dodo,  in Ulk, 1928


Dörte Clara Wolff, alias Dodo

Dörte Clara Wolff est née en 1907 à Berlin dans une famille juive. Peintre et illustratrice, Dodo collabora à Ulk, le supplément du quotidien libéral Berliner Tagesblatt, entre 1927 et 1929.
Dodo s’exila en 1936 à Londres où elle mourut en 1998. 
http://www.design-issue.com/dodo-1907-1998-ein-leben-in-bildern/

Rappel du passage de Joséphine Baker à Munich : http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/2011/09/josephine-baker-munich.html