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25 juin 2015

Vater und Sohn






Une première édition française intégrale de Vater und Sohn d’e. o. plauen, alias Erich Ohser, par les bons soins des éditions Warum (l’objet est magnifique) qui m’avait demandé un petit texte d’introduction.


http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/search/label/Erich%20Ohser


n°467

15 juillet 2013

Hommage au Père et Fils



Anton Leidl, Jugend, 1935


Le peintre et dessinateur Anton Leidl (1900-1976) collabora de loin en loin au Simplicissimus de 1926 à 1932, et de beaucoup plus près au Jugend de 1924 à 1937, surtout à partir de 1930.
Nous ignorons le motif de cet arrêt (départ ou éviction), mais un indice pourrait être sa sympathie pour Erich Ohser/e.o. plauen, lequel, en décembre 1937, interrompit définitivement Vater und Sohn.
http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/2013/01/les-bottes-du-tsar.html
http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/2013/07/ohser-le-grand-ecart.html



5 juillet 2013

Ohser, le grand écart



Erich Ohser, Jugend 1934


Avant d’adopter le pseudonyme d’e. o. plauen pour créer le populaire Vater und Sohn (Père et fils) publié par le Berliner Illustrirte Zeitung, en 1934, Erich Ohser dessina quelques vignettes anodines pour le Jugend, pour la dernière fois sous son nom. 


Erich Ohser, Jugend 1934

Erich Ohser, Jugend 1934

Erich Ohser, Jugend 1934

Erich Ohser, Jugend 1934





Erich Ohser, Vorwärts (journal social-démocrate interdit en 1933), 1931

1 juillet 2013

Rubey court toujours



Rubey, Jugend, 1934


En 1934, Rubey continue de publier régulièrement dans le Jugend désormais nazi (les dignitaires nazis ont chacun leur tour l’honneur de sa couverture) mais ses dessins, intemporels et sympathiques, restent en dehors du champ politique. 


Erich Ohser, Rubey, Jugend, 1934

A-t-il eu une attitude comparable à celle d’Erich Ohser (alias e. o. plauen) qui ne collabora que cette année-là au magazine, pour des dessins plus innocents encore, avant de devoir se protéger tant qu’il put jusqu’à son suicide en 1944 ? http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/2013/01/les-bottes-du-tsar.html

Cependant, au vu des titres de ses tout derniers dessins publiés en 1936, il semble bien que la politique le rattrape, de gré ou de force, en tout cas avec des dessins antisoviétiques. À suivre dès que la mise en ligne des dessins de cette année-là sera effective sur le site du Jugend



Rubey, Jugend, 1934

Rubey, Jugend, 1934

Rubey, Jugend, 1934

Rubey, Jugend, 1934

Rubey, Jugend, 1934




21 janvier 2013

Les bottes du Tsar



Mikhaïl ZochtchenkoDie Stiefel des Zaren, Berlin 1930


Quand Erich Ohser illustre Les bottes du tsar de Mikhaïl Zochtchenko, c’est avant l’arrivée des nazis au pouvoir qui imposèrent aux artistes de s’affilier à une chambre professionnelle pour continuer de travailler, une accréditation qu’Ohser, jusque-là féroce caricaturiste antinazi pour le journal social-démocrate Vorwärts, n’obtint pas et ne chercha pas à obtenir — contrairement à nombre de ses collègues http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/2012/11/le-numero-du-12-fevrier-1933.html
Ohser ne voulut pas s’exiler non plus, ce qui le conduisit à s’adapter en créant Vater und Sohn (Père et fils) sous le nom de e. o. plauen (il était né à Plauen, en Saxe), une délicieuse série humoristique qui connut un grand succès de 1934 à 1937.  
Bien qu’en 1940 il finît par être “convaincu” de travailler pour Das Reich, Erich Ohser fut arrêté par la Gestapo en 1944, dénoncé par un ami pour des propos hostiles au régime, et se suicida en prison. 
   















Léningrad, 17 mars 1930

Mickhaïl Mikhaïlovtich Zochtchenko a fait un tabac. Ce petit homme sec et droit — il a une prestance extraordinaire, tout fluet qu’il est — s’est mis debout à côté du pupitre, il y a disposé ses feuillets en biais et il a lu son récit avec, sur le visage, une expression de mépris guerrier. Il a lu d’une voix de fer une chose qui suscitait à chaque seconde des rafales de fou rire. C’est sur ce ton que lon lit les mots d’ordre, les thèses, les appels.
Il était ému, mon cher Micha Zochtchenko, il avait pâli et même verdi, me semble-t-il. 
Hourra ! Le public l’aime terriblement. Quand le président l’a annoncé, des gens qui avaient presque atteint la sortie sont revenus sur leurs pas… Il s’est fait du bruit et du mouvement dans la salle : on changeait de place pour se rapprocher. 
Zochtchenko, c’est un écrivain russe remarquable, véritablement remarquable.
Iouri Olécha, Le livre des adieux (Anatolia) 
(ajouté le 28 mars 2015)