Affichage des articles dont le libellé est Miguel Covarrubias. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Miguel Covarrubias. Afficher tous les articles

25 mars 2020

11 novembre 2017

Un Mexicain au Nouveau Mexique



Miguel Covarrubias, Woman with Squash Blossom Necklace (Tao, Nouveau Mexique, 1929)


La page facebook Miguel Covarrubias ne cesse de dénicher de petits trésors.  


n° 526



3 mars 2015

Frankie & Johnny






En 1930, Frankie and Johnny paraît chez Albert & Charles Boni, écrit par John Huston et illustré par Miguel Covarrubias.
Je reproduis ci-dessous le texte écrit sur la page facebook Miguel Covarrubias :
« The ill-fated lovers Frankie and Johnny inspired by one or more actual murders. One of these took place in an apartment building located at 212 Targee Street in St. Louis, Missouri, at 2:00 on the morning of October 15, 1899. Frankie Baker (1876 – 1952), a 22-year-old woman, shot her 17-year-old lover Allen (also known as “Albert”) Britt in the abdomen. Britt had just returned from a cakewalk at a local dance hall, where he and another woman, Nelly Bly (also known as “Alice Pryor”), had won a prize in a slow-dancing contest. Britt died of his wounds four days later at the City Hospital. On trial, Baker claimed that Britt had attacked her with a knife and that she acted in self-defense; she was acquitted and died in a Portland, Oregon mental institution in 1952.
Frankie and Johnny were already legends by 1930, the year of this illustrated drama’s publication. The unique interpretation is a collaboration between John Huston, the future director of The Maltese Falcon and other film classics, and Miguel Covarrubias. 

Huston, who reputedly interviewed a neighbor of the real-life Frankie and Johnny, was inspired to adapt the tale of love gone wrong for a puppet show for which George Gershwin supplied musical accompaniment. »


La même année, à 24 ans, John Huston signe avec Samuel Goldwyn son premier contrat de scénariste à Hollywood.  





Miguel Covarrubias, Frankie & Johnny, 1930

Miguel Covarrubias, Frankie & Johnny, 1930

Miguel Covarrubias, Frankie & Johnny, 1930

Miguel Covarrubias, Frankie & Johnny, 1930

Miguel Covarrubias, Frankie & Johnny, 1930




n° 442

4 août 2014

Ralph Barton, the Champion



Ralph Barton, A Short History of the Chorus Girl, in Judge, 15 mars1924


Ralph Barton est un des champions de ce blog, comme ami intime de Chaplin, et surtout comme dessinateur chroniqueur du monde des arts et des lettres dans les années vingt, The Last Dandy selon les termes de son biographe Bruce Kellner, une figure à la Gatsby. Pour rester parmi les premiers du classement, il nous faut trouver de loin en loin une nouveauté.
Très lié à Miguel Covarrubias qu’il prit sous son aile à son arrivée à vingt ans aux États-Unis (il en fit le portrait pour Vanity Fair dès janvier 1924), il n’est pas étonnant de découvrir que Nickolas Muray l’ait pris en photo, lui-même membre éminent du cercle mexicain autour de Frida Kalho.
Il date de 1931, l’année de son suicide dont les circonstances sont relatées par Chaplin dans ses mémoires.
http://80grammes.blogspot.fr/search/label/Ralph%20Barton




Ralph Barton, Nickolas Muray, 1931


Ralph Barton aurait-il reçu la Légion d’honneur ? Qu’il fût francophile, nul doute (ce ne fut pas la moindre motivation de son mariage avec Germaine Tailleferre). Mais ce que rapporte Kellner nous en fait douter.


Barton’s letters prior to twenties offer only occasional glimpses of his life outside his library or away from his drawing board, but one of them, about America’s entry into the war, is sufficiently passionate to leave no doubt that it is an accurate reflection of his beliefs. From time to time Tom Noonan, Barton’s friend at the American embassy in Paris, had sent him bulletins about the bombings there, searchlights playing over the sky, families fleeing for the underground shelters. They distressed Barton markedly because his affection for allegiance to France had become permanent with his first visit in the spring of 1915. He had been delighted with England, too, but America’s declaration of war in april 1917 forever altered his attitude toward England and must account for his subsequent emotional allergy to all things British. “Why this sudden love the bigotted, shirking, beef-guzzling English, who have laughed at us and sneered at us and done us dirty tricks for 200 years, I don’t know, ” he wrote. Further, he refused to be “horror-stricken at Germany’s treatment of Belgium.” Sherman’s march to the sea during the American Civil War had managed its own share of rape and murder, he continued, and “poor little Belgium hasn’t yet wiped the blood of thousands of Congo niggers from her hands.” One nationality was «capable of being as low as another and have all proven it, but we are all trying to cast the first stone—I suppose in the effort to fool each other and ourselves into believing that we are without sin.” American conscription infuriated him even more, and he threatened «tu go to jail first and do some reading” rather than participate in some one else’s war. He was especially angry that “England went two years of the war without drafting a man… And yet we, to fight the battle of the British Empire, revoke our Constitution and begin a draft before we have fired a gun!”


Bruce Kellner, The Last Dandy, University of Missouri Press 


n°395

2 août 2014

Gloire et ingratitude



Paolo Garretto, Vanity Fair, 1934


Le Napolitain Paolo Garretto (1903-1989) émigra aux États-Unis où il se distingua en caricaturant tout ce que le monde comptait de personnalités, des arts et de la politique, pour Fortune, The New Yorker et surtout pour Vanity Fair dont il fut le porte-drapeau avec le Mexicain Miguel Covarrubias.
Mais cette gloire américaine ne lui fut d’aucun secours quand survint la Seconde Guerre mondiale puisqu’il fut expulsé vers l’Italie où il dut affronter de redoutables épreuves. http://www.nytimes.com/1989/08/08/obituaries/paolo-garretto-is-dead-italian-caricaturist-86.html


http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/search/label/Paolo%20Garretto



n°394

22 mai 2013

Le cercle de Covarrubias





Les presses universitaires du Texas ont édité The Covarrubias Circle en 2004, autour de la collection du photographe Nickolas Muray composée pour l’essentiel d’œuvres de Miguel Covarrubias.
Muray est né en 1892 en Hongrie sous le nom de Miklós Mandl, il émigre à New York en 1913, collabore au Harper’s Bazaar, à Vogue, à Vanity Fair et est resté célèbre pour un portrait emblématique de Frida Kahlo, éminente figure de ce « cercle » à haute teneur mexicaine.





Vanity Fair, mai 1925


De gauche à droite : Riche patron, auteur dramatique, poète, cubiste, actrice et éditeur, 
et, au premier plan : socialiste et rédactrice
Vanity Fair
, mai 1925



« Qu’on puisse être vu avec tant de facilité par un garçon de vingt ans, par un Mexicain, un ressortissant d’un pays pour lequel nous avons de la condescendance depuis un siècle ou deux, un émigré et un païen, est une pilule bien amère, mais salutaire. »
Ralph Barton, New York Herald Tribune, 1925



Paul Whiteman, ca. 1924


William Faulkner, à propos de Sanctuaire, 1932



La Hongrie est aussi le pays du sabre, et Nickolas Muray représenta les États-Unis dans cette discipline aux Jeux olympiques de 1928 et 1932 où ses ex-comptriotes Ödön Tersztyánsky et György Piller emportèrent la médaille d’or.



Miguel Covarrubias, Nickolas Muray, ca. 1927


19 mai 2013

Les dessous de la Revue nègre


Il y a quelque temps, grâce à un article de Kevin Labiausse, j’évoquais le plagiat supposé opéré par Paul Colin vis-à-vis de Miguel Covarrubias : http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/2013/03/revue-negre.html
En parcourant la page facebook Miguel Covarrubias, je n’ai pas tardé à en retrouver la preuve, effectivement issue de Negro Drawings, monographie de Covarrubias publiée en 1927 par Alfred A. Knopf, et préfacée par Ralph Barton. Mais un mystère demeure : l’affiche de Paul Colin date de 1925 et le livre de 1927, ce qui laisserait entendre que ces dessins-là (pas seulement Jazz Baby) avaient déjà circulé plus tôt.
Pour nous éclairer en partie, Wendy Wick Reaves* écrit : Depuis son arrivée à New York en 1923, Covarrubias […] a publié son travail dans Vanity Fair et autres périodiques, exposé des dessins au Whitney Studio Club, et conçu les décors de “La Revue Nègre”, la revue jazz qui a ébloui Paris avec Josephine Baker en vedette.

* Conservateur du département de peintures et dessins à la National Portrait Gallery, Smithsonian Institution. 


Miguel Covarrubias, Jazz Baby, 1924




1925


Negro Drawings : Poseur

Negro Drawings : Comédien

16 mai 2013

Patterson le magnifique










Dans son introduction de Top Hats and Flappers, The Art of Russell Patterson paru chez Fantagraphics Books en 2006, Armando Mendez situe Russell Patterson (1893-1977) parmi ses confrères dessinateurs du Jazz Age qui enchantaient les pages de Life, du Harper’s Bazaar, de Vanity Fair et du New Yorker : Il n’y a aucun doute que dès 1926, Patterson était si fort qu’il fallut compter sur lui, il a rapidement supplanté John Held, Ralph Barton et Miguel Covarrubias comme le dessinateur le plus populaire publiant dans les magazines majeurs. Et puis, comme le notait leur cadet Al Hirschfeld, “Les jupes courtes ont disparu, les jupes longues sont arrivées. John (Held) ne pouvait pas dessiner ces jupes-là, c’est donc Russell Patterson qui a pris le boulot”. 
Et Milton Caniff considérait que Patterson, davantage encore que Scott Fitzgerald et John Held Jr., symbolisait cet esprit de l’entre-deux-guerres : “He had the flair. He had the touch.”
Cependant, contrairement à Fitzgerald, il est bien difficile d’entrevoir dans les dessins foncièrement légers et optimistes de Russell Patterson la dimension mélancolique de cette époque, en deçà de la crise de 1929. 



29 mars 2013

Harlem vu par la gauche



William Siegel, The White Bourgeois Version of the Negro, ill. New Masses, 1930

William Siegel, The Negro as the White Worker Knows Him, ill. New Masses, 1930

Dans son ouvrage Enter the New Negroes, Images of Race in American Culture, paru en 2004 aux Harvard University Press, Martha Jane Nadell publie ces deux dessins de William Siegel parus dans le magazine de gauche New Masses, dessinateur certes sans originalité graphique (et sans postérité) mais qui pourrait bien fustiger là cette espèce de dessinateurs dont l’un des paragons était le dandy Ralph Barton, échotier des fêtes fastueuses de New York à Hollywood, et comme une réponse à son livre God’s Country (dédié à son épouse la compositrice Germaine Tailleferre), une traversée historique et humoristique de l’Amérique, paru en 1929, où le seul personnage noir dessiné est la maîtresse esclave de Thomas Jefferson.

Ralph Barton, God’s Country, éd. Alfred A. Knopf, 1929

Dans sa présentation de Barton, l’éditeur écrit que le dessinateur possède aussi un joli talent d’écrivain : Thus far, this side of this talent has been confined to his all too infrequent appearences in  the public prints and to such pieces as his Preface to the Negro Drawings of Miguel Covarrubias, livre que Knopf publia deux ans auparavant.


Dans la même étude de Martha Jane Nadell, nous retrouvons d’autres dessinateurs parmi lesquels Winold Reiss et Miguel Covarrubias, ainsi que les photographes Russell Lee, Jack Delano et Arthur Rothstein.

23 mars 2013

Revue nègre







Mauvais esprit ? 
« Colin a probablement vu les esquisses de Covarrubias et se les a appropriées. On peut d’ailleurs affirmer que Covarrubias a bien peint en 1924 le personnage féminin de l’affiche signée Paul Colin. La fille que tout le monde avait toujours prise pour Josephine, que Paul Colin avait déclaré avoir dessinée d’après nature, avait en réalité été peinte par Covarrubias avant que Colin n’ait rencontré Josephine.
La paternité de l’affiche de la Revue Nègre revient donc à Miguel Covarrubias qui n’en tira aucune notoriété, alors que pour Paul Colin cette affiche fut le meilleur support publicitaire et le plus beau tremplin. On lui commanderait par la suite des illustrations et des décors. Il deviendrait par la suite un des affichistes publicitaires attitrés des spectacles, comme Cassandre et Loupot le seraient pour le tourisme. »
Kevin Labiausse http://migrateurs-transatlantique.pagesperso-orange.fr/josephine_baker.htm


Il a alors vingt ans, et débute en fanfare dans Vanity Fair.

Espérons découvrir ces esquisses de Covarrubias en question, sans doute de la même nature que les deux dessins ci-dessus extraits de Negro Drawings.





Dans sa préface, Ralph Barton écrit : « With an incorruptible pencil in this hand, the fellow inspects God’s works with an impudent and critical eye, rearranging them to suit himself, selecting from them what he can use, and frankly and boldly rendering obvious those comic effects that He on High dared but to suggest. »

20 mars 2013

Probablement une simple coïncidence



R. A. Loederer, Jugend, 1929

Miguel Covarrubias, “Rhapsody in Blue”, 1925

Quand le Jugend publia un reportage à New York illustré par R. A. Loederer, en 1929, la rédaction devait certainement ignorer ce dessin de Miguel Covarrubias, paru en 1925.



Miguel Covarrubias, W. C. Handy, Blues, an Anthology, 1926


Miguel Covarrubias, W. C. Handy, Blues, an Anthology, 1926



4 mars 2013

Une petite robe de fêtes



A American Print, Ralph Barton, circa 1927



Cette robe réunissant le tout Hollywood figurait sans doute en bonne place dans l’exposition The Jazz Age, au Museum of Art, Rhode Island School of Design Providence en 1968, sous la houlette de Richard Merkin qui y étudia avant d’y enseigner, reprise aussitôt à la Art Gallery State University of New York College at Potsdam, consacrée à  Miguel Covarrubias, John Held, Jr. et Ralph Barton, trois dessinateurs emblématiques de cet âge fitzgeraldien. 
Son motif  reprend le dessin publié dans Vanity Fair en juin 1927, A Tuesday Night of the Cocoanut Grove in Los Angeles.









The Jazz Age, catalogue 1968, John Held, Jr.


14 décembre 2012

Kafka, Laurel & Hardy…



Miguel Covarrubias in Vanity Fair, 1933



1. John Barrymore 2. Ethel Barrymore 3. Lionel Barrymore 4. George Arliss 5. Helen Hayes 6. Miriam Hopkins 7. Lilyan Tashman 8. Mae West 9. Edmiund Lowe 10. Constance Bennett 11. Joel McCrea 12. Maurice Chevalier 13. Kay Francis 14. Joan Crawford 15. Leslie Howard 16. Dolores Del Rio 17. Adolphe Menjou 18. Joseph Schenck 19. Samuel Goldwyn 20. Joan Blondell 21. Douglas Fairbanks, Jr. 22. Sylvia Sidney 23. Mary Pickford 24. Gary Cooper 25. Douglas Fairbanks 26. & 27. Laurel and Hardy 28. Edward G. Robinson 29. Cecil B. Demille 30. Caludette Colbert 31. Marion Davies 32. Norma Shearer 33. Charlie Chaplin 34. Fredric March 35. Marie Dressler 36. Gene Fowler 37. Nancy Carroll 38. Howard Hughes 39. George Raft 40. Louella Parsons 41. Harpo Marx 42. Katherine Hepburn 43. Jean Harlow 44. Marlene Dietrich 45. Schnozzle Durante 46. Greta Garbo 47. Clark Gable 48. Ernst Lubitsch 49.Wallace Beery





« […] Kafka […] n’était certes pas un humoriste. Mais plutôt un homme dont le destin était de se heurter partout à des gens qui faisaient de l’humour leur profession : à des clowns. L’Amérique, en particulier, est une vaste clownerie. Et pour ce qui concerne son amitié avec Brod, j’ai l’impression de m’approcher de la vérité si je dis que Kafka était un Laurel qui se serait trouvé dans la pénible obligation de se chercher son Hardy — et ce fut Brod. »

Lettre de Walter Benjamin à Gershom Scholem, Paris le 4 février 1939



Max Brod & Franz Kafka


20 mai 2012

Tous en scène


Benny Goodman, Ginger Rogers, Fred Astaire, Orson Welles, Robert Taylor, Lily Pons, Dali, Alfred Lunt, Lynn Fontaine, Walt Disney, Dorothy Thomson et Shirley Temple, par Miguel Covarrubias, publié le 15 mai 1938 dans Vogue. 


À cette date-là, Orson Welles, tout juste 23 ans, fondait le Mercury Theatre, sa célèbre adaptation radiophonique de La Guerre des mondes fut diffusée à la veille d’Halloween, et Citizen Kane sortit en 1941, mais Welles s’était déjà fait remarqué à Broadway et Miguel Covarrubias, prophétique, ne l’y avait pas manqué.