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3 mars 2015

Frankie & Johnny






En 1930, Frankie and Johnny paraît chez Albert & Charles Boni, écrit par John Huston et illustré par Miguel Covarrubias.
Je reproduis ci-dessous le texte écrit sur la page facebook Miguel Covarrubias :
« The ill-fated lovers Frankie and Johnny inspired by one or more actual murders. One of these took place in an apartment building located at 212 Targee Street in St. Louis, Missouri, at 2:00 on the morning of October 15, 1899. Frankie Baker (1876 – 1952), a 22-year-old woman, shot her 17-year-old lover Allen (also known as “Albert”) Britt in the abdomen. Britt had just returned from a cakewalk at a local dance hall, where he and another woman, Nelly Bly (also known as “Alice Pryor”), had won a prize in a slow-dancing contest. Britt died of his wounds four days later at the City Hospital. On trial, Baker claimed that Britt had attacked her with a knife and that she acted in self-defense; she was acquitted and died in a Portland, Oregon mental institution in 1952.
Frankie and Johnny were already legends by 1930, the year of this illustrated drama’s publication. The unique interpretation is a collaboration between John Huston, the future director of The Maltese Falcon and other film classics, and Miguel Covarrubias. 

Huston, who reputedly interviewed a neighbor of the real-life Frankie and Johnny, was inspired to adapt the tale of love gone wrong for a puppet show for which George Gershwin supplied musical accompaniment. »


La même année, à 24 ans, John Huston signe avec Samuel Goldwyn son premier contrat de scénariste à Hollywood.  





Miguel Covarrubias, Frankie & Johnny, 1930

Miguel Covarrubias, Frankie & Johnny, 1930

Miguel Covarrubias, Frankie & Johnny, 1930

Miguel Covarrubias, Frankie & Johnny, 1930

Miguel Covarrubias, Frankie & Johnny, 1930




n° 442

24 septembre 2014

Lecture à Manhattan



dessin de d’Amy Drevenstedt




En 1930, Charles Ezekiel Reznikoff, né à Brooklyn en 1894 de parents juifs fraîchement émigrés de Russie, publie son premier livre édité par Charles Boni Jr.
Il vient d’être traduit par les éditions genevoises Héros-Limite. 









« Ezekiel passait le plus clair de son temps à la bibliothèque de la 42e Rue. Par grand soleil, sous la pluie, dans le ventre du vent tel un nouveau Jonas, il avait arpenté les rues ; à la maison, il avait esquivé les coups d’œil de son père. À présent, il chassait les ambitions importunes : il agirait à sa guise. Pour commencer, il se mettrait à son compte. Le travail pour autrui, c’est terminé — pour autant qu’il travaille.
Il connaissait un local dans un sous-sol de Greenwich Village. La rue ne longeait qu’un unique pâté de maisons, s’étirant en demi-cercle d’un unique pâté de maisons, s’étirant en demi-cercle d’une ruelle tranquille à une autre. D’autant mieux, pensa-t-il, pour la librairie qu’il avait en vue. L’endroit était vide depuis des années, aussi longtmeps qu’il s’en souvienne.
Il était conscient de ses habits chiffonnés, avachis, luisants des innombrables heures passées à s’instruire sur les chaises de la bibliothèque. Il sentait les trous béer dans ses deux semelles, mais se raisonnait, sachant que seul le trottoir connaissant son secret. Qu’as-tu donc à perdre ? s’encourageait-il sans cesse. »
Charles Reznikoff, Sur les rives de Manhattan
(traduction Eva Antonnikov)




n°407