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2 août 2016

Patchwork



Al Hirschfeld, 1928


La carrière d’Al Hirschfeld courut sur près d’un siècle, puisqu’il naquit en 1903 et mourut en 2003, à 99 ans, le monde du spectacle de Broadway à Hollywood restant son plat préféré.



(encore une trouvaille de Daniel Bueno)


n°506

9 octobre 2014

Too Much Johnson


« Selon une légende qui a eu la vie trop longue, Orson Welles naurait vu aucun film avant de commencer Citizen Kane. Pourtant, les premiers mètres de pellicule impressionnés sous sa direction, en 1934, à Woodstock, ont été retrouvés ; ce petit morceau de film, The Heart of Age, de quatre minutes —  il ne sagit que du tournage dune ou deux journées — a été montré à Los Angeles. Comme souvent dans un premier film, nous assistons à une succession de plans tournés sans souci denchaînement ou de continuité ; tout leffort créatif porte sur les maquillages volontairement outranciers — Orson, âgé de dix-neuf ans, joue avec un faux crâne — et sur les attitudes plastiques. » 
François Truffaut, extrait de la préface pour Orson Welles — a critical view d’André Bazin 
(Harper & Row, 1978)  





Au printemps 1938, avec sa troupe du Mercury Theatre (Joseph Cotten, Ruth Ford, Arlene Francis), Orson Welles tourne, en grande partie en extérieur à New York, une adaptation de la pochade de William Gillette, Too Much Johnson, un film évoquant le cinéma burlesque des années 20 destiné à être projeté sur scène pendant la représentation.
https://www.youtube.com/watch?v=G8Ode-GJNOs
Considéré comme ayant été détruit lors de l’incendie de la villa d’Orson Welles à Madrid en 1970, le film a été retrouvé en 2013 en Italie, hélas sans sa forme définitive. Un bout à bout de 66 minutes (ci-dessus) et un montage de 34 minutes ont été mis en ligne en 2013.
n°409

21 août 2014

Americana






Fondé à New York par Alexander King flanqué de George Grosz quand il fut invité à enseigner à l’Art Students League (émigration qui se mua en exil), Americana compta dix-sept numéros entre 1932 et 1933 ; écrivains comme e. e. cummings et dessinateurs comme Al Hirschfeld et William Steig s’y côtoyèrent.
Dans ces années-là, Alexander King, né à Vienne en 1900 sous le nom de König, illustra Smolett, Defoe, Swift, Dickens, Dostoievski, Rabelais, Villon et Flaubert avant de devenir éditeur associé de Vanity Fair puis de Life. Il meurt en 1965.
http://rs5.loc.gov/service/mss/eadxmlmss/eadpdfmss/2004/ms004018.pdf



Alexander King, Americana, 1932






William Steig, Americana, 1932








n°399

16 mai 2013

Patterson le magnifique










Dans son introduction de Top Hats and Flappers, The Art of Russell Patterson paru chez Fantagraphics Books en 2006, Armando Mendez situe Russell Patterson (1893-1977) parmi ses confrères dessinateurs du Jazz Age qui enchantaient les pages de Life, du Harper’s Bazaar, de Vanity Fair et du New Yorker : Il n’y a aucun doute que dès 1926, Patterson était si fort qu’il fallut compter sur luiil a rapidement supplanté John Held, Ralph Barton et Miguel Covarrubias comme le dessinateur le plus populaire publiant dans les magazines majeurs. Et puis, comme le notait leur cadet Al Hirschfeld, “Les jupes courtes ont disparu, les jupes longues sont arrivées. John (Held) ne pouvait pas dessiner ces jupes-là, cest donc Russell Patterson qui a pris le boulot”. 
Et Milton Caniff considérait que Patterson, davantage encore que Scott Fitzgerald et John Held Jr., symbolisait cet esprit de l’entre-deux-guerres : “He had the flair. He had the touch.”
Cependant, contrairement à Fitzgerald, il est bien difficile d’entrevoir dans les dessins foncièrement légers et optimistes de Russell Patterson la dimension mélancolique de cette époque, en deçà de la crise de 1929. 



12 mai 2012

Et Gershwin entra dans la danse


L’histoire de la musique a retenu que Paul Whiteman avait commandé à George Gershwin Rhapsody in Blue qu’il créa en 1924 à New York, où le compositeur tenait la partie de piano.




Était-ce aussi ébouriffant que dans King of Jazz ?




Les frères Gershwin par Al Hirschfeld

9 avril 2012

Harold and Fayard





Les tout jeunes Harold et Fayard Nicholas, 11 et 18 ans, font leurs premiers pas au cinéma avec l’Eubie Blake & Band dans un court-métrage produit par la Warner en 1932, Pie Pie Blackbird. La même année ils débutèrent au Cotton Club dont ils furent un des fleurons les plus fameux.


7 avril 2012

Bill "Bojangles" Robinson


dessin d’Al Hirschfeld (1903-2003), 1939


Bill “Bojangles” Robinson (1878 -1949) apporta aux claquettes un humour espiègle et des figures inédites qui firent florès. Il devint une star au-delà de la communauté noire, des cabarets de Harlem aux plus grandes salles de Broadway.



Let’s Scuffle, 1942


Stormy Weather (1943), produit par la 20th Century Fox, où tous les acteurs sont noirs, avec Lena Horne, Cab Calloway, Fats Waller et les Nicholas Brothers rivalisant en numéros virtuoses, paraît être le récit romancé de sa vie racontée à la première personne.




Fred Astaire lui avait rendu hommage en 1936 dans Swing Time. 
(Pour des questions de droits, il est nécessaire de cliquer sur le lien ci-dessous.)
http://www.youtube.com/watch?v=bKAeB9kGOnY&feature=related