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10 décembre 2013

Ramón Gómez Cornet



Ramón Gómez Cornet, Santiagueños (huile sur toile, 60,5 x 50,5 cm), 1927
Museo Nacional de Bellas Artes, Buenos Aires

Ramón Gómez Cornet est né en 1898 à Santiago de Estero, dans la province éponyme située dans le nord de l’Argentine, ville qui restera au centre de son œuvre à travers l’évocation bienveillante de ses habitants. Il voyage en Europe en 1917, en Espagne d’abord pour étudier à Barcelone avant de fréquenter l’académie Ranson à Paris, où enseignaient Maurice Denis et Paul Sérusier. 


29 octobre 2013

Vu de Sirius



Sirio, ca 1917


Dessinateur protéiforme et foisonnant né en 1890 à Oviedo dans les Asturies, Nicanor Álvarez Díaz émigre à vingt ans en Argentine et devient fameux sous le nom d’Alejandro Sirio qu’il choisit (comme masque ?) quand il commence à publier dans Caras y Caretas (Visages et Masques), puis dans un grand nombre de journaux dont La Prensa et La Nación, et de signer quantité d’illustrations de livres, dont La Gloria de Don Ramiro et De Palermo à Montparnasse. En 1940 il devient professeur à l’école des beaux-arts Prilidiano Pueyrredón de Buenos Aires.

Sirio, Caras y Caretas



Sirio, Caras y Caretas
Peut-être publié à l’occasion de la mort du scientifique, en 1934.



Sirio


21 octobre 2013

Caras y Caretas



Víctor Valvidia, 1937

Víctor Valvidia, né en 1897 en Bolivie, se rend à Buenos Aires à vingt-deux ans pour y étudier avant de faire les beaux jours du magazine Caras y Caretas entre 1925 et 1939, fondé à Buenos Aires en 1898 (après une première naissance en 1890 à Montevideo) et publié chaque semaine jusqu’en 1941. Le titre a été relancé par deux fois, en 1982 à l’occasion de la guerre des Malouines, et en 2005. 


Víctor Valvidia, 1935


Víctor Valvidia, 1931


Víctor Valvidia, 1933


Víctor Valvidia, 1935


Víctor Valvidia, 1929


Víctor Valvidia, 1933


Víctor Valvidia, 1933


Víctor Valvidia, 1931


Víctor Valvidia, 1933


Víctor Valvidia, 1933

8 mars 2013

¡ Columba !



Ramón Columba (1891-1956), 1926

Le délire systématisé se caractérise par un brouillage des sens accompagné de pensées érotiques obsessionnelles. L’amoureux romanesque devient un impétueux chevalier errant ; l’amoureux platonique un troubadour chantant sa complainte — ou leurs équivalents modernes. À ce stade, le délire ou la fièvre déforment la réalité. Les moindres gestes d’une femme sont interprétés comme des avances éhontées ; les plus innocentes démonstrations de civilité comme des preuves d’amour ineffable. La relation est purement hallucinatoire, l’autosuggestion exerçant sur le sujet un pouvoir invincible. 

Juan Filloy (1894-2000), Op Oloop (1934), traduit de l’espagnol (Argentine) par Céleste Desoille pour le compte de Monsieur Toussaint Louverture en 2011. 

http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/2011/12/cote-204.html

24 juillet 2011

Wer ist Clément Moreau ?


Quand j’évoquais l’idée d’un détour par Buenos Aires (épisode du 6 juillet, Un jour à New York), comme une des destinations possibles de ce voyage erratique dans les années plus-ou-moins-trente, je ne songeais pas à Clément Moreau car, si je le connaissais vaguement pour l’avoir croisé autrefois sans en avoir retenu le nom, je n’avais jamais pris le temps de m’arrêter.
Clément Moreau est né Joseph K. Meffert (Carl Meffert) à Coblence en 1903. Il émigra en Suisse au début des années trente, dont il fut expulsé comme tant d’autres exilés politiques, gagna alors l’Argentine en 1935 avant de retourner en Suisse en 1961 et y mourir en 1988.

Il choisit le nom de Clément Moreau lors de son exil clandestin en Suisse — Moreau comme le Frédéric Moreau dans L’Éducation sentimentale, révolutionnaire de 1848 ? Clément comme Jean-Baptiste Clément de la Commune de Paris, auteur du Temps des cerises ? ou encore Clément Moreau comme Clément Marot, poursuivi pour hérésie et qui dut s’exiler ?
Il a aussi choisi de n’être d’aucune compromission.
C’est en Argentine qu’il publia un recueil de dessins « illustrant » Mein Kampf qui lui valut d’être poursuivi devant la justice par l’ambassade d’Allemagne. Il gagna son procès et perdit sa nationalité allemande.

















Un petit volume mal foutu mais bien utile était sorti en France en 1976, aux éditions Syros, avec une préface de Max Frisch. Mon père l’avait acheté. J’ai dû le regarder avec étonnement avant de le perdre de vue.