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25 mars 2013

Un Allemand à Harlem



Alain LeRoy Locke, 1925



Paul Robeson, 1925



1925


Winold Reiss, Allemand émigré aux États-Unis en 1913, à vingt-sept ans, s’éprend des cultures indiennes après avoir lu Karl May comme tous les jeunes Allemands, mais il fut aussi un pionnier dans l’observation de Harlem, avec Alain LeRoy Locke, un des pères du mouvement Renaissance de Harlem — lequel étudia à Berlin en 1910 — et qui publia en mars 1925 Harlem Mecca of the New Negro, sous une couverture de Winold Reiss et, la même année, The New Negro, An Interpretation, illustré par le même qui en assura aussi la conception graphique.
http://www.winold-reiss.org/





Winold Reiss, 1925



Winold Reiss, 1925




23 mars 2013

Revue nègre







Mauvais esprit ? 
« Colin a probablement vu les esquisses de Covarrubias et se les a appropriées. On peut d’ailleurs affirmer que Covarrubias a bien peint en 1924 le personnage féminin de l’affiche signée Paul Colin. La fille que tout le monde avait toujours prise pour Josephine, que Paul Colin avait déclaré avoir dessinée d’après nature, avait en réalité été peinte par Covarrubias avant que Colin n’ait rencontré Josephine.
La paternité de l’affiche de la Revue Nègre revient donc à Miguel Covarrubias qui n’en tira aucune notoriété, alors que pour Paul Colin cette affiche fut le meilleur support publicitaire et le plus beau tremplin. On lui commanderait par la suite des illustrations et des décors. Il deviendrait par la suite un des affichistes publicitaires attitrés des spectacles, comme Cassandre et Loupot le seraient pour le tourisme. »
Kevin Labiausse http://migrateurs-transatlantique.pagesperso-orange.fr/josephine_baker.htm


Il a alors vingt ans, et débute en fanfare dans Vanity Fair.

Espérons découvrir ces esquisses de Covarrubias en question, sans doute de la même nature que les deux dessins ci-dessus extraits de Negro Drawings.





Dans sa préface, Ralph Barton écrit : « With an incorruptible pencil in this hand, the fellow inspects God’s works with an impudent and critical eye, rearranging them to suit himself, selecting from them what he can use, and frankly and boldly rendering obvious those comic effects that He on High dared but to suggest. »

26 août 2012

Les nuits de Harlem


E. Simms Campbell, 1932

Elmer Simms Campbell, né en 1906 à St. Louis (Missouri), étudie au Chicago Art Institute, puis, installé à New York, reçoit l’enseignement de George Grosz à l’Art Students League, avant de devenir au début des années trente un des dessinateurs vedettes d’Esquire, mais aussi de collaborer au New Yorker, au Chicagoan, à Cosmopolitan, Life, Judge et Playboy, où son trait virtuose et élégant — et son art de la pin-up — exalte l’American Way of Life. Ce panorama de Harlem, qu’il offrit à Cab Calloway dont il fut l’ami, semble être une exception dans sa carrière où rien dans son œuvre reconnue, à cette époque ségrégationniste, ne laisse transparaître sa couleur de peau. Il fut le premier Noir à s’imposer dans cette profession (si l’on excepte George Herriman qui œuvra dans un circuit différent).




Si l’on s’en tient aux rares indices disponibles, son implication dans la bande dessinée est restée modeste. Phantom of Island est d’autant plus une curiosité que les protagonistes y sont noirs. 

E. Simms Campbell, Phantom Island 
(pour le New York Amsterdam News syndicate, du 6 avril au 25 mai 1940)