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21 juin 2012

C’est l’été…


En ce solstice d’été, je donne la parole à ma sœur Claudine avec ce message posté il y a huit jours sur le blog http://madeleineschnerb.blogspot.fr/ qu’elle mène autour du parcours intellectuel de notre grand-mère Madeleine suite à son livre consacré à notre grand-père Robert.
http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/2011/10/un-historien-dans-le-siecle_07.html


« (…) Le mois de juin fait penser au baccalauréat, mais il annonce aussi les vacances... 
Il fait surtout penser à la campagne de France (mai-juin 1940), au désastreux armistice du 22 juin et aux mesures de Vichy.
Pour Madeleine et les siens, les vacances 1939 correspondent, du fait de l’entrée en guerre, à un retour en Auvergne, Madeleine occupe un poste au lycée Blaise-Pascal [de Clermont-Ferrand] avant de revenir au lycée Jeanne-d’Arc pour la rentrée 1940.

Avant d’évoquer les “longues vacances” auvergnates qui vont prendre un caractère définitif après la défaite, notamment à la fin de l'année 1940, quelques images estivales d’avant-guerre...  »




Murols, 1936

Saint-Nectaire, 1939

1939


10 mars 2012

Or et azur



Alfons Schepers a gagné trois fois Liège-Bastogne-Liège, la très wallonne « Doyenne », en 1929, 1931 et 1935, une fois De Ronde, le Tour des Flandres, le 2 avril 1933, triomphe après lequel court tout flahute bien né, préfiguré deux semaines plus tôt, le 14 mars, par le bonheur d’avoir gagné, sous les couleurs rouge et blanc de La Française-Dunlop pour laquelle il a couru quatre saisons, la première édition de Paris-Nice aujourd’hui reconnue comme « la course au soleil », baptisée cette année-là Les Six jours de la route à l’image des populaires épreuves hivernales sur piste couverte, en remportant à Dijon la première étape de 312 kiomètres, en 8 heures 48 minutes et 50 secondes, soit à la formidable moyenne de 35,398 kilomètres par heure, y troquant son maillot rouge et blanc pour enfiler celui azur et or qu’il ne lâchera plus jusqu’à l’or et l’azur de la Promenade des Anglais en dépit des assauts de ses compatriotes Jean Aerts, Louis Hardiquest et Bernard Van Rysselberghe, ou des Français Fernand Cornez et Benoît Fauré, et pour finir de l’Italien Francesco Camusso ragaillardi par l’air du pays tout proche et soucieux d’honorer Garibaldi.

Mes arrière-grands-parents Schnerb, Maurice et Florine — ou Maurice, y allant seul applaudir les Belges, malgré son ardent patriotisme, en pensant à ses cousins partis pour Anvers, voire les Italiens en hommage à son père Lazare qui défendit Dijon avec la légion garibaldienne en 1871 —, ont-ils laissé leur magasin rue de la Liberté pour assister à l’arrivée des champions, bien que je doute fort que ce sport fût leur genre, celui de Florine en tout cas, sauf à imaginer qu’ils aient participé à la fête en offrant une prime à l’arrivée pour faire un peu de réclame à leur commerce de chaussures.


(voir la page du 10 octobre) : http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/2011/11/au-bon-accueil.html