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5 juin 2015

Allemagne-Portugal



Emmérico Hartwich Nunès, Meggendorfer-Blätter, 11 novembre 1926




Première apparition d’Emmérico Hartwich Nunès ici : http://plusoumoinstrente.blogspot.fr/search/label/Emmérico%20Nunes



Emmérico Hartwich Nunès, Meggendorfer-Blätter,  13 janvier 1927

Emmérico Hartwich Nunès, Meggendorfer-Blätter, 20 janvier 1927

Emmérico Hartwich Nunès, Meggendorfer-Blätter, 28 avril 1927

Emmérico Hartwich Nunès, Meggendorfer-Blätter, 28 octobre 1926


n°462

16 juin 2014

Portugal-Allemagne



Emmérico Nunes, ABC


Emmérico Hartwich Nunes est né à Lisbonne en 1888 d’une mère allemande et d’un père portugais, notons parmi ses collaborations celles avec la revue portugaise ABC et avec le Meggendorfer-Blätter (qui fusionna en 1929 avec le Fliegende Blätter). 



Emmérico Nunes, Meggendorfer-Blätter, 1925

Emmérico Nunes, 1912

Emmérico Nunes

Emmérico Nunes, Meggendorfer-Blätter, 1922

Emmérico Nunes, La Tour de Babel, Meggendorfer-Blätter, ca 1914-1918

Emmérico Nunes, Fantoches



http://www.gulbenkian.pt/inst/en/Calendar/Exhibitions/Exhibition?a=4179
http://hemerotecadigital.cm-lisboa.pt/RecursosInformativos/Biografias/Textos/EmmericoNunes.pdf
http://www.sines.pt/PT/concelho/personalidades/emmerico/Paginas/default.aspx



n°387

18 septembre 2012

À propos de Porto




Manoel de Oliveira a vingt-deux ans quand il tourne Douro, Faina fluvial.
Il en a aujourd’hui près de cent quatre, il tourne toujours…

http://www.cinematheque.fr/fr/musee-collections/actualite-collections/actualite-patrimoniale/francois-ede-carnet-repe.html


Manoel de Oliveira (?), David Sanho, circa 1930

18 mai 2012

Deux fois quatre mains


Ravel & Gershwin, improvisation de Carego (Paolo da Fonseca Rego) 
en imitation de David Sanho

En 1928, Maurice Ravel se produisit en Espagne et au Portugal, tournée qu’il conclut à Porto le 28 novembre à l’invitation de la société Orpheon Portuense.
On peut supposer que Carego, pianiste lui-même, élève d’une condisciple de Ravel auprès de Gabriel Fauré, Guiomar de Lancastre Wachtel, assista à ce concert et qu’il y fut question de cette récente tournée triomphale aux États-Unis, et de son final à New York où Ravel se mêla à l’effervescence musicale de Harlem et de Broadway et, le 7 mars, le jour de son cinquante-troisième anniversaire, y rencontra George Gershwin, épris d’admiration pour le maître français qui, en retour, fut étourdi par la science d’improvisateur de son jeune confrère.



Maurice Ravel & George Gershwin


30 avril 2012

Carego, o desenhista


Autoportrait de Paulo da Fonseca Rego (Carego), vers 1930


Paulo da Fonseca Rego est né à Recife (Brésil) le 26 avril 1897. En 1915 il rejoint son père Simão, courtier en agrumes, à Lisbonne, pour y étudier le piano avec Guiomar de Lancastre Wachtel et y poursuivre des études à l’école des Beaux-Arts, où il rencontre David Sanho, condisciple avec lequel il s’intéresse au futurisme et au cubisme à travers les figures de Guilherme de Santa Rita (1889-1918) et d’Amadeo de Souza Cardoso (1887-1918), un ami de Modigliani fréquenté à Paris. Comme Sanho, sans abandonner la peinture, il se tourna vers le dessin humoristique dans la veine américaine, sous le pseudonyme de Carego, à l’instar de Cristiano Cruz ou d’Emmérico Nunes. 
Malgré sa fréquentation assidue du café Brasileira où il croise Fernando Pessoa et ses amis, il ne publiera pas dans Orpheu, la revue emblématique de l’avant-garde lisboète.
Il meurt prématurément de la malaria en 1933, de retour d’un voyage en Angola. 

Portrait de Paulo da Fonseca Rego,
attribué à David Sanho, 1927

23 avril 2012

Faux ami


« […] Campos nous surprend et nous désoriente parce que, entre tous les hétéronymes, il fut celui qui noua le plus solidement son existence fictive à l’existence réelle de son auteur, au point de s’y superposer parfois, dans un réseau serré de renvois, de rapports, de substitutions, d’échanges de rôles. Ainsi avons-nous appris récemment, grâce à la correspondance privée de Pessoa, que Campos avait eu l’aplomb de s’immiscer dans la relation entre Fernando et Ophélia Queiroz : et que s’il ne fut pas la cause de la rupture de leurs fiançailles, il en fut du moins l’instrument : après une série de “troubles”, c’est lui qui se chargea d’écrire à Ophelia pour la convaincre, sur un ton badin, de ne plus penser à Fernando. […] Ophelia Queiroz ; sensible et intelligente, avait d’ailleurs perçu d’emblée en Campos une présence ennemie et elle lui avait ouvertement manifesté son antipathie : “Quand tu m’écris, fais en sorte que ton ami Alvaro Campos ne soit pas à tes côtés, compris ? Écoute, envoie-le en Inde…” » rapporte Antonio Tabucchi dans Une malle pleine de gens.

Fernando Pessoa et (probablement) Álvaro de Campos, par D. Sanho, 1931

En effet, le 25 septembre 1929, Álvaro de Campos écrivait à Ophélia : « Mademoiselle, 
Un abject, un misérable individu du nom de Fernando Pessoa, un ami très cher, m’a chargé  — considérant que son état mental lui interdisait de communiquer quoi que ce soit, même à un petit pois sec (bel exemple d’obéissance et de discipline) — de vous communiquer qu’il vous est défendu de :
1/ perdre du poids,
2/ manger peu,
3/ ne pas dormir,
4/ avoir de la fièvre,
5/ penser à l’individu en question. 
Pour ma part, et parce que je suis un ami intime et sincère du voyou dont je transmets (à regret) la communication, je vous conseille de prendre l’image mentale que vous avez pu vous faire de l’individu dont le message salit ce papier d’une relative blancheur, et de jeter cette image mentale à la poubelle, puisqu’il est matériellement impossible d’en faire autant à cet être d’apprence humaine, Destin qui lui conviendrait, en bonne justice, qu’il y avait une justice au monde. »


p. s. (2 mai 2012) : Au moment d’émettre une hypothèse sur l’identité du « double » de Pessoa représenté par David Sanho, je n’avais pas encore lu la lettre de Pessoa à son ami Adolfo Casais Monteiro publiée par Tabucchi, où il décrit physiquement ses hétéronymes.
« Álvaro Campos est grand (1,75 m, soit deux centimètres de plus que moi), maigre, et a tendance à se tenir un peu voûté. Aucun ne porte la barbe — Caeiro, pour sa part a les cheveux d’un blond pâce et les yeux bleus ; Reis a les cheveux d’un brun terne et mat ; Campos a la peau plutôt claire, et un type rappelant vaguement celui du Juif portugais*, mais les cheveux plats et séparés habituellement par une raie sur le côté ; monocle… »
* Comme Pessoa lui-même. (N. d. T. : Françoise Laye)

Mis à part le monocle qu’il ne portait peut-être pas dans toutes les circonstances, pas « habituellement » (ou que Sanho a oublié, volontairement ou non), tout coïncide, et comme aucune autre description ne correspond aussi fidèlement, l’identification est maintenant certaine (cependant je laisse le « probablement » d’origine dans la légende du dessin).