23 janvier 2014

1925 dans Lachen Links



Fritz Wolff, Lachen Links, 30 janvier 1925

Hans Kossatz, Lachen Links, 18 septembre 1925

Hans Kossatz, Lachen Links, 6 février 1925

Hans Kossatz, Lachen Links, 16 janvier 1925

Karl Holtz, Lachen Links, 28 août 1925
http://karlholtz.blogspot.fr/2014/01/lachen-links-1925.html

Hermann Abeking, Lachen Links, 8 mai 1925

Herbert Anger, Lachen Links, 17 avril 1925

Alois Florath, Lachen Links, 23 janvier 1925

Willi Steinert, Lachen Links, 25 septembre 1925

19 janvier 2014

Le relais de Lachen Links



Karl Holtz, Lachen Links, 11 janvier 1924
Pour suivre Karl Holtz cette année-là :
http://karlholtz.blogspot.fr/2014/01/lachen-links-1924.html

Der Wahre Jacob ayant coulé en octobre 1923 alors que sévissait l’hyper-inflation en Allemagne, Lachen Links parut en lieu et place en janvier 1924, alors que le mark reprenait un cours tranquille, avec en couverture Karl Holtz, un nouveau dessinateur qui fera date, avant que le relais soit rendu au titre d’origine en juillet 1927.
Notons aussi l’arrivée d’Hermann Abeking (1882-1939), de Fritz Wolff, de Fred Knab, et la présence d’Heinrich Zille.


Hermann Abeking, Lachen Links, 15 février 1924

Hermann Abeking, Lachen Links, 22 février 1924

Hermann Abeking, Lachen Links, 14 mars 1924

Hermann Abeking, Lachen Links, 14 mars 1924

Hermann Abeking, Lachen Links, 22 août 1924

Hermann Abeking, Lachen Links, 26 décembre 1924

Hermann Abeking, Lachen Links, 4 avril 1924

Heinrich Zille, Lachen Links, 14 mars 1924

Heinrich Zille, Lachen Links, 24 octobre 1924

Fritz Wolff, Lachen Links, 14 mars 1924

Fritz Wolff, Lachen Links, 28 mars 1924

Fritz Wolff, Lachen Links, 23 mai 1924

Karl Wolff, Lachen Links, 13 mai 1924

Fred Knab, Lachen Links, 28 mars 1924

Fred Knab, Lachen Links, 9 mai 1924

Herbert Anger, Lachen Links, 8 août 1924

Herbert Anger, Lachen Links, 12 septembre 1924

Herbert Anger, Lachen Links, 22 août 1924

Herbert Anger, Lachen Links, 29 août 1924

Herbert Anger, Lachen Links, 26 décembre 1924

Alois Florath, Lachen Links, 1er août 1924

Florath, Lachen Links, 1924




17 janvier 2014

Mephisto



THOMAS MANN ET SON FILS KLAUS
« Tu sais, papa, les génies nont jamais d
enfants géniaux, alors tu nes pas un génie. »

Th. Th. Heine, Simplicissimus, 1925



Dans Mephisto (1936), Klaus Mann fait dire à son personnage Ulrichs, militant communiste : « Dans une cerveau aussi jeune, tout est confus, inexpliqué. Aujourd’hui, circulent des millions d’individus comme ce Miklas. Tous éprouvent une haine commune, et c’est bon, car cette haine s’adresse à l’état des choses actuel. Mais si un type comme celui-là a la malchance de tomber entre les mains des suborneurs, ils gâchent sa bonne haine, ils lui racontent que les Juifs sont coupables de tous les maux et du traité de Versailles, et il croit ces sornettes, il oublie qui sont les vrais coupables, ici et partout. C’est la fameuse manœuvre de détournement, et après toutes ces jeunes têtes brûlées, ignorantes de tout et incapable de réfléchir juste, elle réussit. Voilà ce petit tas de misère assis là, et qui se laisse injurier et traiter de nazi. »
La scène se situe aux tout débuts des années vingt.



Thomas Mann, sa femme, ses enfants Erika et Klaus, 1931


16 janvier 2014

Exodes



Willi Steinert, Der Wahre Jacob, 1919
LA NOUVELLE MER ROUGE
Les escrocs tentent de s’enfuir à travers la mer Rouge.
Ils vont rapidement être engloutis.

 Arthur Krüger, Der Wahre Jacob, 1919
Persécution des Juifs en Galicie et en Pologne.

Der Wahre Jacob était dirigé encore cette année-là par Berthold Heymann, grande figure du parti social-démocrate, athée d’origine juive, et depuis novembre 1918 ministre des Cultes du gouvernement de Friedrich Ebert, à Weimar. En avril 1933, il est élu député, mais doit abandonner son mandat et s’enfuir aussitôt en Suisse.
Willi Steinert, né en 1886, ancien mineur accidenté du travail, artiste autodidacte, militant socialiste, au Wahre Jacob depuis 1912, fut interdit par les nazis. Il est mort dans les années soixante, sans doute en RDA.

13 janvier 2014

20, 21, 22 & 23



Florath, Der Wahre Jacob, 1923



Quelques échos du Wahre Jacob avant l’interruption de sa publication en 1923 quarante ans après sa naissance, alors que l’hyper-inflation sévissait en Allemagne. Willibald Krain et Willi Steinert étaient déjà de la partie. 


Willi Steinert, Der Wahre Jacob, 1920

Willi Steinert, Der Wahre Jacob, 1920

Arthur Krüger, Der Wahre Jacob, 1921

Arthur Krüger, Der Wahre Jacob, 1921

Arthur Krüger, Der Wahre Jacob, 1921

Arthur Krüger, Der Wahre Jacob, 1922
Max Liebermann, 1880

Willi Steinert, Der Wahre Jacob, 1922

Alois Florath, Der Wahre Jacob, 1923

Willibald Krain, Der Wahre Jacob, 1923



9 janvier 2014

Wassermann



Karl Holtz, Der Wahre Jacob, 1928
http://karlholtz.blogspot.fr/


« C’est une crise qui ne se contente plus de troubler superficiellement l’eau d’un étang. Il y a quelques années encore on pouvait se consoler et se dire : ici, c’est un cas isolé, là c’en est un autre ; on en prend son parti, on le peut lorsqu’il ne s’agit que de cas isolés, mais aujourd’hui l’ébranlement menace l’œuvre tout entière que nous avons mis deux mille ans à édifier. Un désir de destruction profond et morbide se manifeste dans les rangs de ceux qui vibrent devant les grands problèmes. Si l’on ne peut y remédier (et j’ai peur qu’il ne soit déjà trop tard) il faut s’attendre d’ici cinquante ans à un cataclysme effroyable qui dépassera en horreur toutes le guerres et toutes les révolutions que nous avons vues jusqu’ici. Il est étrange que la destruction émane souvent de ceux-là mêmes qui se croient les gardiens des bien considérés comme les plus sacrés. »






« Salomon était un sage ; il a convaincu dabsurdité tous les apôtres de la justice, et couvert tous les pacifistes de ridicule. A-t-on jamais vu depuis que le monde est monde une guerre avoir une cause juste ? A-t-on jamais vu un général livrer ses batailles pour la justice ? Un de ces célèbres voleurs de territoires ou de ces exterminateurs dhommes être obligé de rendre des comptes autrement que lorsque son entreprise avait échoué ? Je vous invite à réfléchir un peu aux rapports, jallais dire à la parenté, qui existent encore entre lidée de droit et lidée de vengeance. Quand et où, dans lhistoire, avez-vous vu des empires, des religions se fonder, des villes se bâtir, la civilisation se répandre avec laide de la justice ? En connaissez-vous un exemple ? Moi, je n’en connais pas. Où est le pilori qui fera expier le massacre de millions dIndiens, lempoisonnement par lopium de cent millions de Chinois, ou lesclavage auquel ont été réduits trois cent millions dHindous ? Qui a arrêté les navires bondés desclaves nègres qui, du seizième au dix-neuvième siècle, traversèrent locéan dAfrique en Amérique en longues caravanes ? Qui lève le petit doigt en faveur des centaines de milliers dhommes qui susent dans les mines de cuivre au Brésil ? Où est le juge qui entreprendra de punir les pogroms dUkraine ? Vous voulez d’autres exemples ? »


De haut en bas, propos tenus pas les personnages de Ghisels et de Warschauer,
Jakob Wassermann, L’affaire Maurizius, 1928



Karl Holtz, Der Wahre Jacob, 15 octobre 1927


Jakob Wassermann écrivit dans le Simplicissimus dès sa fondation, en 1896, et ce régulièrement jusquen 1900.





Hermann Hesse, Thomas Mann & Jakob Wassermann, 1931